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Analyse sociale et politique
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Conférence présentée lors du colloque  “L’économie sociale, c’est quoi ça ?“ organisé par la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer et l’Association québécoise de gérontologie à Montréal, le 8 novembre 1996.

La pensée unique: le prêt-à-porter de la pensée - 8.11.1996

Je veux profiter de cette rencontre pour vous présenter, vous soumettre bien humblement certains  éléments de réflexion. 

En profitant de mes divers statuts: directeur général, étudiant, chargé de cours, citoyen majeur et vacciné. Je tenterai, à haute voix, de vous faire partager certaines de mes angoisses existentielles.  Ont-elles un fondement théorique ? Je le crois.  Ont-elle une connotation sociale ?  Je l’espère.  Ont-elles des assisses dans la réalité ? Je l’affirme.  Elles représentent une partie de mon quotidien et je présume qu’elles représentent aussi une partie du  vôtre. Étant sur la même planète, nous risquons de nous comprendre.

Lorsque je retrouve un gros titre comme “Un système de santé malade” dans un quotidien, je ne panique plus. Cela en est rendu presque une non-nouvelle.  Ces cris démentiels  et à  répétition ne provoquent  chez moi guère plus de réactions que l’eau tombant sur le dos d’un canard.  Pas que la situation de notre réseau de la santé et des services sociaux ne me préoccupe pas.  Loin de là. J’y consacre depuis plus de trente ans énergie et passion.  Et comme toutes personnes lucides et le moindrement informées, je suis pleinement conscient de la nécessaire transformation de notre réseau.  Étant gestionnaire d’un établissement, je me suis surpris de ma réaction la semaine dernière lorsque le ministre de la santé et des services sociaux annonça “un rééquilibrage” du budget de son ministère.  100 millions devront être trouvés dans les tiroirs du réseau. 

Après les effets de la transformation, après les obligatoires restructurations budgétaires provoquées par la reconfiguration, après les nécessaires compressions budgétaires, nous voilà maintenant au rééquilibrage budgétaire non-récurrent.  Nouveau concept, même réalité.  Je me suis dit, 100 millions, mais pourquoi pas 200 ou 300 millions, tant qu’à y être.  Après le ministre,   le sous-ministre lance que le ministère devra absorber une compression de 1 milliard supplémentaire d’ici l’an 2000. Est-ce une compression additionnelle, une compression recyclée, un rééquilibrage non-récurrent.

De maître en service social, de maître en gérontologie et étudiant au doctorat en santé publique et vieillissement, je devrais au tournant du prochain millénaire recevoir un diplôme d’études avancées en compressions budgétaires.  Les gestionnaires du réseau de la santé et des services sociaux sont devenus des experts en redressement d’entreprises.  Une fois notre poste aboli, nous pourrons toujours nous recycler dans cette sphère d’activités très d’actualité en Occident.  À lire les journaux, à écouter la radio et la télévision, il est facile de constater qu’il y a plus de fermetures d’entreprises privées que d’ouverture de nouvelles entreprises.

Mais revenons à notre propos.  Un gros titre alarmiste ne provoque plus chez moi des états d’âme particuliers.   Mais retrouver, ce même gros titre à la page F3 du cahier économique de La Presse et signé par Claude Piché, ça commence à être troublant.  On a beau se dire que La Presse reflète la pensée de droite de la société québécoise, mais tout de même.

Si nous laissons aux économistes la transformation, entre  autre,  du réseau de la santé et des services sociaux aussi bien laisser à Jojo Savard le poste de premier ministre. Ça ne confirme que l’urgence d’intervenir.

Depuis presque toujours et  c’est “politically correct”, nous accusons  “les pelleteux de nuages” se retrouvant surtout dans les titres professionnels se terminant en “logue” d’avoir amener le Québec sur le bord du précipice.  Il est très facile d’accuser les baby-boomers de toutes les calamités budgétaires du Québec.  Par contre, à ce jour, aucun baby-boomer, mais aucun baby-boomer, ne s’est retrouvé aux commandes de l’état québécois ou canadien .  L’héritage que nous recueillons aujourd’hui   a été et est constitué par la génération qui nous précède.  D’une façon générale, cette génération est composée très majoritairement d’hommes de loi ainsi que par des économistes pour ne pas dire des comptables.  Nous sommes embourbés dans un fouillis législatif indescriptible ainsi que dans des finances publiques frisant la catastrophe# . 

Comme sociologue, anthropologue, psychologue, gérontologue nous n’aurions pu faire pire.  Et un économiste en page F3 se permet de nous tracer la voie à suivre.  Ces économistes nous ont amené sur le bord du gouffre et ils souhaitent par leurs conseils nous faire faire un pas par en avant.  Masochiste, peut-être, mais pas aveugle tout de même.

Nous pouvons facilement constater tant sur le plan subliminal que sur les plans pratico-pratiques que nous nous faisons suggérer qu’il n’y a pas de salut sans une lutte acharnée contre les dépenses de l’état. L’État doit laisser la place, la taille de l’État doit diminuer, l’État doit se retirer de dossiers pouvant nuire à la réalisation des rêves de l’entreprise privé, l’État doit privatiser et privatiser de préférence ce qui est rentable. C’est le créneau de l’entreprise privée qui se développe. C’est le credo inconditionnel des capacités de réussir du secteur privé.  Nous avons, dit-il, la recette pour redresser les finances publiques, nous avons la recette pour créer la richesse, nous avons la recette pour redistribuer la richesse, surtout entre nous.  Sauf que si le passé est garant de l’avenir, nous nous éloignons de nos jardins de roses.

Qu’il me soit permis de citer quelques exemples de retentissantes réussites de l’entreprise privée: Distribution aux consommateurs, Steinberg et l’aventure Gaucher, les Bijouteries Peoples, l’aventure des frères Reichman, les faillites de deux banques en Alberta, d’International Harvester, du Club Bizz et quelques milliers d’autres.  De plus, je passerai sous silence les entreprises privées qui réussissent à survivre avec l’aide de subventions et  de prêts de l’État# .  Cette feuille de route est parsemée de cadavres et cette même entreprise privée prétend nous amener les remèdes appropriées.  Masochiste peut-être, mais pas débile tout de même.

On tente de nous faire croire depuis un certain temps, qu’en dehors du néo-libéralisme, point de salut. Nous pouvons définir libéralisme comme suit: c’est un ensemble de doctrines qui tendent à garantir les libertés individuelles dans la société. C’est la libre entreprise, la libre concurrence et les libres jeux des initiatives  individuelles.  C’est l’opposition à l’intervention de l’état.  Par contre, ce néo-libéralisme  tant vanté aujourd’hui, n’est pas autre chose que le capitalisme sauvage traditionnel: capitalisme dont nous venons de voir quelques réussites.    Le Québec, le Canada, l’Amérique, l’Occident, la Planète en  sont atteints .

Je supervise actuellement une étudiante de troisième année en service social, elle fait présentent un travail sur le développement des inégalités sociales.  Elle prend comme point de départ la révolution industrielle au 19ième siècle: j’avais l’impression en discutant avec elle de vivre notre actualité: industrialisation ou plutôt dé-industrialisation; paupérisation;  urbanisation, c’est le retour à la banlieue des classes aisées, elles fuient la pauvreté des villes.

Ce néo-libéralisme, est une maladie virulente à incubation lente.  Le virus est apparu à la fin de la deuxième guerre.  Le néo-libéralisme, par analogie médicale, représente l’apparition d’un groupe de cellules anarchiques se développant au détriment des cellules saines, des tissus sains et se généralisant s’il n’est pas traité a un stade où le processus puisse être freiné à temps pour éviter que cette anarchie cellulaire se propage au système tout entier.  Un néo, dans le jargon médical, c’est un cancer. Un cancer ne devient douloureux que dans la mesure où le fonctionnement des tissus sains deviennent altérés et ne puissent plus fonctionner normalement.  Les grands apôtres de cette doctrine néo-libérale s’appellent Reagan, Thatcher, Klein, Harris et combien d’autres individus du même acabit. C’est l’érection en absolu des libertés individuelles par opposition à la libération collective.  C’est le chacun pour soi, c’est l’intérêt privé à n’importe quel prix social, c’est l’individualisme le plus forcené.  C’est la pauvreté des tissus sociaux, l’absence de communautés véritables, l’instabilité des rapports sociaux, la violence quotidienne des comportements.  C’est le pouvoir et l’avoir d’une classe nantie.

Aujourd’hui, on nous sert une nouvelle version du libéralisme.  Ce nouveau libéralisme veut nous faire oublier le fait que le capitalisme sauvage a tué bien des cultures tout en imposant souvent des comportements frelatés et stéréotypés.  Ce capitalisme s’est asservi des états et des nations tout en déstructurant dans la plupart des cas les bases culturelles et l’identité de ces états et de ces nations.  Ce capitalisme nie le fait politique des classes, des peuples, des états.  L’idéal, pour lui, est un pouvoir économique mondial le plus concentré possible avec des succursales étatiques dociles et une même culture de centres commerciaux au quatre coins de la planète. L’ONU se chargeant d’élaborer une charte des droits individuels allongés d’année en année, tel celui de se promener avec son chien dans le centre commercial planétaire.

Simultanément à la propagation de ce virus, l’effondrement du bloc communiste a transformé cette démangeaison pseudo-libérale en un véritable projet de gestion des affaires planétaires.  En perdant son vis-à-vis communiste, le capitalisme à l’américaine n’a pas simplement rétabli les lois du marché sur la quasi-totalité de la planète; il a perdu un puissant stimulant de progrès social. Il n’est plus confronté à une autre idéologie dominante.  Il occupe toute la place.  Ce capitalisme à l’américaine consomme et jette après usage.  Il peut acheter et vendre à peu près n’importe quoi, y compris le silence et la soumission.

Ce nouveau déséquilibre dans le rapport des forces sociales s’est fait au profit d’une élite très restreinte rassemblée dans un projet économique, politique, culturel. Nous voyons la naissance de la pensée unique, du “politically correct”.  Un ensemble de concepts aseptisés et universels.

C’est la recrudescence de la pauvreté aux États-unis, au Canada.  C’est la Grande-Bretagne qui est considérée, aujourd’hui,  comme le pays le plus inégalitaire de l’Occident.  À l’échelle de la planète, la Grande-Bretagne se retrouve sur le même pied que le Nigeria en termes des inégalités sociales.

Cette soi-disant croissance économique néo-libérale s’accompagne partout d’inégalités entre les groupes sociaux.  Partout, et nous sommes bien placés au Québec et au Canada: chaque progression du chômage et de l’exclusion est présentée comme un épisode transitoire, comme une nécessaire étape vers des jours meilleurs; jours de plus en plus lointains.   Mais nous nous rendons compte que ce sont toujours les mêmes qui écopent.  C’est à croire que les catastrophes financières sont dues aux chômeurs, aux assistés sociaux, aux mères monoparentales. 

Ces exploiteurs du système, aux dires des bien-pensants de la droite, doivent être contrôlés, surveillés.  Mais rarement parle-t-on des exploiteurs capitalistes qui vivent des subventions généreuses de l’Etat ou qui profitent, entre autres, des brèches de la fiscalité: souvenons-nous du scandale des fiducies familiales exportées aux Etats-Unis, il y a quelques semaines, 2 milliards sans payer un sous d’impôts.  Mais comment se fait-il que les ténors de la droite aient passé sous silence cette fraude monumentale sur le plan socio-économique.

C’est l’assurance-chômage ou l’assurance-emploi, nouveau concept, trop généreuse et le salaire minimum trop élevé  qui freinent l’emploi, que l’on nous dit.  Aux États-Unis, le chômage a régressé de 5% dans les dernières années, c’est une belle jambe pour le modèle américain.  Mais en même temps, la pauvreté a augmenté de plus de 15%.  Ça on en parle moins.

La crise de confiance, le fonctionnement étatique qui entrave le développement du marché,  l’offre et la demande,  la mondialisation,  la globalisation,  l’éclatement des frontières,  la lutte au déficit,  les gains de productivité.  Ce sont les ingrédients favorisant le développement de la pensée unique. Tout a une connotation financière: la santé de la planète est financière avant tout. Les crises financières passées, actuelles ou appréhendées servent à maintenir le monde dans une psychose de la peur: les gros investisseurs donnent le ton, les petits investisseurs cachent leur argent, la population de la classe moyenne épargne au cas ou... et les pauvres s’accomodent de leur état de survie et tout le monde s’endette. La pensée unique  nous amène sournoisement, individuellement et collectivement vers des valeurs de droite, pour ne pas  dire d’extrême-droite.

Le développement de la pensée unique crée une attitude, une attitude crée un geste, un geste crée une habitude, une habitude crée un comportement, un comportement crée une destinée.

Ce concept de la pensée unique équivaut à couper le bras d’un obèse pour lui faire perdre du poids.  Ou bien, pour sauver un village, nous avons dû le raser, déclarait un général américain pendant la guerre au Vietnam.  On ne sait si, en expirant, ses habitants ont eu la joie d’apprendre qu’ils mouraient guéris.

Nos penseurs, nos gouvernants politiques et économiques, dépassés par l’ampleur du désarroi social, à défaut de pouvoir changer les choses, changent les mots: eux-mêmes d’ailleurs ne parlent plus jamais d’idées, mais de concepts, le mot fait fureur présentement.  Et si ce n’était qu’un euphémisme pompeux destiné précisément à masquer leur absence d’idées et leur manque de vision positive du futur ? 

Plus la corruption ou la dérive se développe, plus nous parlons d’éthique.  Plus nous parlons de déficit budgétaire et de mesures de compressions, plus nous parlons de participation et de concertation. 

Le dernier concept à la mode, concept qui fait très “IN”:  c’est l’économie sociale.  Lorsque des capitalistes  s’approprient un tel concept, la vigilance est de rigueur.  À qui le tour d’écoper ?

Le contexte économique et financier des dernières années nous a tout de même obligés à entendre, voir, analyser et  aborder notre quotidien avec une perspective différente et nouvelle. Dans les cent dernières années, nous sommes passés de la charité publique à la prise en charge de l’État. Par contre, nous remarquons depuis quelques années l’argumentation de l’État qui souhaite revenir à la cellule familiale, à la communauté locale.  L’État souhaite se désengager pour répondre aux attentes des adeptes du néo-libéralisme.

De la charité publique, à un rôle de suppléance et de régulation dans les dernières décennies; L’État, par les crises économiques successives, retourne à la base sous le couvert de la décentralisation une grande partie de ses responsabilités.  Historiquement, c’était la paroisse, la localité, maintenant nous parlons de la région (régie régionale) et, il n’est pas loin, le temps où ce sera la MRC. Rappelons-nous la présentation faite en 1995 par le ministre de la santé et des services sociaux  et concernant le document “Villes et villages en santé”.  Idéologie intéressante qui n’obtient pas l’attention requise et qui est mise sous le tapis.  Cela demanderait de la part des élites locaux une remise en question totale de l’organisation municipale ou territoriale.  Le Québec compte deux ou trois fois plus de villes et villages que l’Ontario avec 3 millions d’habitants en  moins.  Que cela ne tienne, on perpétue le système, on compte sur le volontariat.  Avons-nous déjà vu quelqu’un abandonner son pouvoir: rarement. Alors, on continue de multiplier inutilement, à grands frais, nos systèmes.

Les besoins sont élastiques et les ressources sont des peaux de chagrin.  Il en va de même des droits qui sont défendus à haute voix et des responsabilités qui sont glissées sous le tapis. 

Il faut participer activement à l’effort collectif d’assainissement des finances publiques.  C’est une évidence même. La situation financière de l’État est dramatique. Mais nous devons nous assurer que les efforts demandés ne soient pas strictement et uniquement un exercice de comptabilité.  Nous devons aussi être conscients que l’État, sous de nobles intentions, nous repasse la responsabilité d’application des grands principes de gratuité, d’universalité et d’accessibilité de tous les programmes, de tous les services, etc....  Est-ce possible que la décentralisation et la régionalisation soient synonymes de réduction du déficit budgétaire de l’État, sans plus ?  Et, que le tout s’inscrive dans des valeurs qui s’éloignent, de plus en plus, de la pensée sociale fondamentale du Québec. Le Québec demeure encore le foyer du développement social, de la sociale démocratie.  Tentons, à tout le moins de préserver le développement idéologique si nous ne pouvons préserver nos acquis.

Nous avons encore l’impression, pour une autre fois,  que nous nous attardons à une révision des structures de l’État.  C’est la pensée unique à savoir que tous les problèmes du Québec résident dans ses structures organisationnelles, c’est le courant dominant des présentes années. Il faudra bien, un jour ou l’autre, combattre cette pensée unique à saveur très conservatrice.

Oui, il faut revoir le rôle et les mandats assumés par l’État. Des choix seront à faire, nous en sommes tous conscients.  Il faut avoir en tête que l’État québécois ne sera plus jamais le même.  S’imaginer que l’État peut offrir demain les mêmes services qu’hier est maquiller la réalité et faire miroiter une fausse réalité à l’ensemble de la population. Par contre, s’imaginer que le secteur privé puisse prendre la relève  est présenter une illusion dangereuse.  Il nous faudra plutôt définir de  nouvelles formes de solidarité dans le cadre de communautés locales renouvelées. L’heure présente est manifestement critique, mais elle n’en est pas moins une autre étape d’évolution que nous devrons traverser en nous donnant des moyens individuels et collectifs de le faire.  Ce n’est pas demain que les financiers capitalistes verront à  redistribuer leur richesse.  Nous ne pouvons que nous appuyer sur l’esprit d’entraide et le développement de solidarité nouvelle et ce en dépit des contraintes économiques.  Il faut développer une vision positive de notre futur.  Futur qui s’appuiera essentiellement sur les ressources de toute la population en ayant comme toile de fond l’innovation, la polyvalence et la volonté de réussir. Nous pourrions retenir la phrase célèbre de John F. Kennedy: “ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays”.  Mais le cri de ralliement de Martin Luther King me semble plus approprié “ I made a dream” - “J’ai fait un rêve”.

En conclusion, pour combattre ce concept de la pensée unique nous devons nous inspirer du contenu du document de Joël Barker et s’intitulant “La puissance d’une vision”. Ce dernier souligne qu’une vision positive du futur est essentielle pour créer un monde différent et meilleur.  Une vision ne s’exprime pas en objectifs chiffrés. Une vision est élaborée par des leaders qui sont continuellement en contact avec le monde. Une vision est partagée et soutenue: cette vision sous l’inspiration des leaders devient une vision commune.  Une vision est globale et détaillée. Les personnes y adhérant y voient le pourquoi, le quand et le comment.   Une vision est positive et inspirante: elle touche à ce qu’il y a de meilleurs dans les hommes de sorte qu’ils tendent à se dépasser pour elle. Une vision est plus ambitieuse que pas assez: la vision origine d’un rêve.

En fin de compte, une vision est un pouvoir de changer les choses.  Une vision sans action demeure un rêve.  Une action sans vision équivaut à passer le temps.  Une vision avec action peut changer le monde et est l’antidote contre la pensée unique.