hda-québec.com
Analyse sociale et politique
   Accueil            L'approche psycho-sociale comme modèle...

Conférence prononcée par Bernard Fournelle  dans le cadre du Ve Congrès International Francophone de Gérontologie à Strasbourg  (France), le 11 octobre 1994.

Cette conférence a été reprise en plusieurs occasions lors de différents congrès, forums ou sommets sur l’hébergement au Québec. 

L'approche psycho-sociale comme modèle d'intervention en milieu d'hébergement - 11.10.1994

Une évolution

Au Québec, nous nous dirigeons vers un vieillissement de la population sans précédent d'ici l'an 2011.   16.7% de la population du Québec aura plus de 65 ans (1.2 million).  7.7.% de la population aura plus de 75 ans.  Ce sont les prévisions généralement retenues.  (ACAQ: 1991).

Associée à une certaine stagnation économique, cette évolution présage une période d'ajustements nécessaires pour une meilleure  organisation des services, compte tenu des ressources  disponibles qui n'iront pas en augmentant proportionnellement à la demande.

En effet, la croissance de la consommation de soins de santé et des services sociaux est fortement liée au vieillissement de la population.  Or, la part consacrée au financement de la consommation des soins et des services aux personnes âgées ne cesse d'augmenter plus rapidement que les autres dépenses; cette situation oblige le réseau de la santé et des services sociaux, et plus particulièrement le centre d'hébergement et de soins de longue durée,  à faire un virage spectaculaire dans le sens d'une meilleure efficience et d'une plus grande efficacité dans l'utilisation des ressources qui lui sont consacrées.  C'est dans cette ligne de pensée que s'inscrit la présente démarche.  Le temps est venu maintenant de profiter de ce contexte pour actualiser un modèle d'intervention qui nous permet d'établir un continuum de réponses adaptées aux besoins des personnes âgées en perte d'autonomie que nous retrouvons dans nos établissements.

Notre philosophie de gestion et d'intervention se base sur une vision du vieillissement comme étape de la vie et non comme une maladie.  Cette philosophie se traduit dans une conception de la personne âgée comme un individu qui poursuit sa croissance en étant accompagné dans son cheminement par des intervenants qui le respecte dans ses droits fondamentaux et le considère comme un citoyen à part entière.

Nous inspirant d'un modèle socialisant, plutôt que médicalisant, cette philosophie utilise une approche globale de type bio-psycho-sociale qui considère la personne dans son ensemble, comme un tout intégrant les dimensions interreliées des composantes physiologique, psychologique et sociale qui font d'elle un être humain unique par sa nature, sa personnalité, ses forces, ses limites, sa richesse intérieure, son histoire et par son expérience propre.

Plus concrètement, à partir de travaux antérieurs: l'élaboration d'un concept de service, l'élaboration d'un instrument de mesure, nous voulons définir un modèle, une approche, et pourquoi pas,  une théorie qui pourront modeler une philosophie propre aux centres d'hébergement et de soins de longue durée. Sur le plan pratique, cette démarche devrait aider les personnels et les organisations à évaluer leur efficacité dans l'implantation d'une approche psycho-sociale au niveau de l'intervention. 

Ce modèle permet de préciser le cadre de référence à caractère psycho-social qui identifie l'approche spécifique du centre d'hébergement et de soins de longue durée, malgré l'alourdissement de la clientèle et la présence de plus en plus importante des services infirmiers et médicaux requis par les résidents.

L'identité du centre d'hébergement et de soins de longue durée passe par l'affirmation de sa vocation sociale et la préservation de l'accent mis sur la qualité de vie et le maintien d'un milieu de vie socialisant plutôt que médicalisant.  Cette prédominance de la dimension psycho-sociale fait la spécificité et qualifie la mission du centre d'hébergement  et de soins de longue durée tout en répondant aux besoins de la personne dans sa globalité bio-psycho-sociale.

Nous "soignons" la personne âgée comme si le vieillissement et l'autonomie réduite étaient des maladies.   C'est vrai qu'elle peut-être malade et qu'il faille y porter attention, mais il ne faut pas pour cette raison ignorer les autres besoins de la personne.  Devant cette tradition à développer les services à la personne âgée majoritairement sous le volet médicalisant, il est impératif et urgent de revenir à la notion globale de la personne, afin de ne pas oublier les dimensions psychologiques et sociales qui sont aussi très importantes.

Doit-on privilégier une approche psycho-sociale comme modèle d'intervention dans le réseau des centres d'hébergement et de soins de longue durée ?  Le champ des connaissances avantage l'approche médicalisante à ce jour, mais elle rend aussi perplexe un nombre important de gestionnaires, d'intervenants et de familles.  De son côté l'approche psycho-sociale se développe et gagne en popularité; elle est nouvelle  et des travaux récents nous ont permis d'en évaluer  la relative efficacité (Fournelle: 1991) .   Les conclusions sont encourageantes.  Il s'agit maintenant de pousser, plus loin, cette réflexion.

Le modèle socialisant - Une définition

Le Conseil des Affaires sociales et de la Famille (1978:19-20),  du Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec,  appréhendait l'ouverture d'un débat mettant en cause le modèle médical et ce qu'il appelait à l'époque le modèle social.  Cette observation est intéressante car elle situe plus ou moins la naissance du modèle socialisant dans les centres d'accueil d'hébergement.

" A ce modèle médical traditionnel, s'est substitué, sous l'influence des sciences humaines et sociales, un modèle social de l'organisation des services de santé.  Ce modèle social diffère du modèle médical par sa conception de la maladie.  Celle-ci est perçue comme un déséquilibre dans les interactions entre une unité sociale - l'individu ou la famille - et le milieu au sein duquel il évolue.  Cette conception n'élimine pas l'existence de troubles purement organiques; par contre, la maladie n'est plus perçue comme un problème organique uniquement, mais elle y voit un phénomène complexe mettant en jeu toute une série de facteurs et d'implications entre l'individu malade, sa famille et le milieu au sein duquel se déroule son activité ".

Nous devons savoir qu'au cours des ans, il ne s'est développé qu'un seul véritable modèle d'organisation de soins au Québec, le modèle médical.  Toutes les autres tentatives n'ont pas réussi à briser ce grand courant.  Le modèle médical organise prioritairement un service de traitement et tous les autres services qui s'y greffent n'y sont qu'accessoires; admission, administration, radiologie, pharmacie, entretien, ils n'ont pas à s'occuper particulièrement du vécu du patient,  ils sont davantage au service des soins.

Les principaux intervenants de la santé ayant été formés presqu'exclusivement à ce modèle, il n'est pas surprenant, de le retrouver omniprésent dans tous les établissements qui dispensent des services de santé indifféremment du statut du client et de ses besoins fondamentaux.  On ne s'étonne pas alors qu'encore aujourd'hui, on s'acharne à guérir la vieillesse, plutôt que de la faire vivre.

Une approche socialisante a le très grand avantage de réenligner les systèmes en fonction du pourquoi ils existent; soit de répondre aux besoins réels de SANTÉ de la clientèle à desservir.  Il devient donc impératif de s'entendre sur une notion de santé qui aurait d'ores et déjà l'avantage d'ouvrir des pistes d'action pour identifier plus spécifiquement les besoins à combler. En effet, si l'objectif premier de toute action est de répondre aux besoins réels de santé de la clientèle, encore faut-il avoir une idée très précise de ce qu'est d'être en santé.  La santé ne serait-elle pas un état d'équilibre bio-psycho-social de l'être humain avec lui-même et aussi avec le milieu dans lequel il évolue.  C'est dans cet équilibre que le modèle socialisant prend tout son sens.

Le modèle socialisant proposé s'appuie sur les travaux de Lee H. Bowker (1982), psycho-sociologue américain et doyen de la Faculté des sciences du comportement à l'Université Humboldt de Californie, qui tout au long des années 80 évalua divers milieux d'hébergement pour les personnes âgées dans plusieurs états américains ainsi que sur le modèle d'adaptation, modèle en soins infirmiers,  de Callista Roy (1984), docteure en sciences infirmières et professeure à l'Université de la Californie à San Francisco. 

Ces modèles situent  l'Homme  comme  un  être  bio-psycho-social  et  notre  but   comme intervenant et comme organisation est de favoriser son adaptation aux stimuli de l'environnement.  Le centre d'hébergement et de soins de longue durée étant un nouveau milieu, il doit favoriser l'utilisation des mécanismes d'adaptation  innés et acquis de la personne vieillissante.

Il y a quatre façons de favoriser l'adaptation, répertoriées sous deux volet.

Nous y retrouvons le volet  physiologique qui assure l'intégrité physique de la personne et le volet psycho-social qui se définit  de trois façons: a) le concept de soi, qui suis-je comme adulte?   b) la fonction de rôle, qu'est-ce je suis ?  En changement et en mutation dans de nouveaux rôles en vieillissant ,  c) l'interdépendance, qui assure l'intégrité sociale de la personne vieillissante.

Par modèle socialisant, nous entendons aussi modèle psycho-social, modèle bio-psycho-social, modèle global.  Le modèle socialisant fait appel à la globalité de la personne, la personne vieillissante n'y est pas considérée comme une maladie ambulante.  Même en perte ou en diminution sur le plan physiologique, la personne âgée continue à être une personne ayant des émotions, des joies, des peines, un milieu familial et social.

Le modèle socialisant permettra d'identifier avec la personne vieillissante les stimuli qui favoriseront son adaptation, c'est là, le rôle et la mission de l'intervenant et de l'organisation: favoriser l'adaptation.  Le modèle socialisant, c'est la globalité des interventions aidantes à la personne vieillissante pour favoriser son adaptation à l'environnement de sorte que l'intégrité de sa santé bio-psycho-sociale soit maintenue au maximum et en équilibre.

Le cheminement

La Nouvelle-France, le Bas-Canada et le Québec vécurent une évolution au niveau des organisations, des clientèles et des personnels.  De l'asile du XVIIIe siècle nous en sommes au  centre d'hébergement et de soins de longue durée.  Mais nous avons aussi connu l'hospice, les hôpitaux pour malades chroniques, les CHSP et les CAH.

D'une personne âgée nécessiteuse et abandonnée par sa famille nous avons aujourd'hui une clientèle en perte importante d'autonomie, perte d'autonomie qui amène des difficultés permanentes d'adaptation et que l'entourage naturel ne peut plus compenser.

De la religieuse dévouée au Seigneur, nous retrouvons aujourd'hui des spécialistes toute catégorie.  Nous avons le médecin, l'infirmière, la physiothérapeute, l'ergothérapeute, le psychologue, le travailleur social, la préposée aux bénéficiaires, la technicienne en loisirs, et combien d'autres.

La revue de littérature nous rappelle que les services et les soins pour les personnes âgées se sont développés à partir du modèle médical traditionnel.  Ce modèle a comme objet de diagnostiquer, de traiter et de guérir.  Ce modèle est tenté d'assimiler vieillissement et maladie.  La gageure du modèle médical est donc d'accepter certaines situations sans espoir et y suppléer, tout en continuant d'offrir aux personnes tout l'aide dont elles ont besoin.  Le modèle médical, en plus de diagnostiquer, traiter et rééduquer, devra permettre aux personnes âgées d'avoir du plaisir à vivre.

Comme nous le soulignions précédemment, le modèle socialisant n'évacue pas les problèmes physiologiques, mais il présente la santé comme étant un état d'équilibre bio-psycho-social de l'être humain avec lui-même et son milieu. 

Comme nous l'avons dit, notre cheminement conceptuel s'articule autour du modèle de Lee H. Bowker  (Annexe I).  Les travaux de ce dernier nous ont servi à définir un cadre opératoire.  Du concept de l'humanisation de l'approche face au vieillissement nous en sommes venus à élaborer certaines dimensions et des indicateurs (Annexe II) qui rendent le tout mesurable.

Une orientation

L'intérêt du modèle socialisant est qu'il fait appel à toutes les ressources de l'intervenant, celui-ci n'étant plus seulement considéré comme un simple dispensateur de services, il s'adresse à la satisfaction des besoins bio-psycho-sociaux de la personnes âgée hébergée.  Un tel modèle tout en stimulant les valeurs des personnes, est aussi exigeant car il remet en questions des pratiques, des attitudes, des comportements et des mentalités séculaires.  Ce modèle exige une réflexion et un cheminement sérieux, tout ce processus devant se développer dans une société, un réseau en modification quasi permanente.  Les ressources financières de l'Etat sont limitées, les ressources humaines à bout de souffle et les exigences de plus en plus grandes.

Un tel virage exige une volonté ferme et un goût du risque.  Pourquoi modifier, tout compte fait, une réalité qui semble donner des résultats satisfaisants ?  Le modèle psycho-social présente des avenues intéressantes, doit-on investir temps, énergie et passion dans son développement  ?   Il appartient à chacune des organisations, à chacun des intervenants à faire ses choix. 

Mais nous ne devons pas oublier qu'un centre d'hébergement et de soins de longue durée est d'abord un milieu de vie, que le vieillissement n'est pas une maladie et que la personne âgée, comme toutes autres personnes, a des besoins bio-psycho-sociaux à satisfaire.  Il ne faut pas oublier que tout individu cherche à se développer quel que soit son âge.

 

 Annexe  I                 Synthèse du modèle conceptuel de Bowker  (modèle adapté par Bernard Fournelle)

                                   CONCEPT    Humanisation de l'approche face au vieillissement

 

                                   MODÈLE        Socialisant

                     

                                   - maintien du système biologique   

                                  

                                   - humanisation  des interventions du personnel

    

                                   - fonctionnalité des équipements

                                                                    

                                   - intégration

                                  

                                   - réponses aux besoins individuels

 

                                   - intégrité

                                

                                  APPROCHE   psycho-sociale

                                  DIMENSIONS     

                                 - l'organisation physique des lieux

                                 - les politiques et l'administration

                                 - la programmation

                                 - les relations sociales

 

                                 INDICATEURS    - 37 indicateurs différents 

 

 

Annexe II  : 

Les indicateurs

Dimension 1

L'organisation physique des lieux.

Indicateurs

1.   L'espace disponible pour que les bénéficiaires conservent leurs effets personnels.

2.   L'utilisation d'un éventail de couleurs.

3.   L'allocation d'espaces privés adéquats à la disposition des bénéficiaires, facilitant ainsi l'expression de son affectivité et de sa sexualité.

4.   L'allocation d'espaces permettant aux bénéficiaires l'établissement de relations avec d'autres personnes.

5.   L'utilisation de tableaux d'affichage et d'autres moyens pour diffuser l'information.

6.   L'utilisation de la lumière naturelle et artificielle.

7.   L'utilisation d'ameublement non-institutionnel.

8.   L'aménagement de l'ameublement à l'intérieur des chambres et des endroits communautaires.

9.   L'utilisation de " choses vivantes " afin d'harmoniser l'aménagement physique des lieux.

10. L'utilisation de l'aménagement extérieur. 

Dimension 2

Les politiques et l'administration.

Indicateurs

1    Faciliter le choix aux familles et/ou aux conjoints entre l'hébergement permanent, l'hébergement temporaire, l'hébergement de jour, l'hébergement perlé.

2.   L'humanisation de l'approche fait appel à une réponse équilibrée entre le besoins de sécurité physique et les besoins psycho-sociaux.

3.   Les mécanismes utilisés dans les communications entre l'administration et les  bénéficiaires.

4.   Le degré d'humanisation dans les politiques et procédures médicales.

5.   L'attention portée sur l'intégration des bénéficiaires dans les premiers mois de leur arrivée.

6.   La responsabilisation des bénéficiaires face aux choix de participer ou non aux différents programmes offerts par le centre.

7.   La flexibilité dans les horaires afin de répondre aux différents besoins des bénéficiaires.

8.   La promotion du comité des bénéficiaires dans la défense de leurs droits.

9.   La promotion de l'intégration du bénéficiaire et de sa famille dans l'élaboration de son plan d'intervention (plan de vie).  

10. L'allocation de temps pour la réévaluation du plan d'intervention (plan de vie) individuel.

11. L'élaboration et l'application d'un code d'éthique. 

Dimension 3

La programmation.

Indicateurs

1.   La disponibilité d'un programme soutien et de relation d'aide aux bénéficiaires.

2.   La disponibilité d'un programme favorisant la réminiscence.

3.   La disponibilité d'un programme culturel.

4.   Un programme facilitant la pratique religieuse et les possibilités  d'expression de valeurs spirituelles.

5.   Une programmation favorisant l'entraide, le parrainage et le soutien entre les bénéficiaires.

6.    La disponibilité de groupes de soutien aux familles et aux conjoints.

7.    L'intégration à la communauté facilitant la circulation de l'information et la participation à  des  événements communautaires.

8.    Une programmation soulignant les fêtes, les anniversaires et d'autres événements à caractère social.

Dimension 4

Les relations sociales.

Indicateurs

1.   Une assignation stable pour les membres du personnel à des unités spécifiques de travail.

2.   L'identification de certains endroits afin de faciliter les relations entre le personnel et les bénéficiaires.

3.   La participation de personnes de l'extérieur aux événements du centre.

4.   Le recrutement et l'implication des bénévoles.

5.   Une programmation d'événements afin de promouvoir la participation conjointe des bénéficiaires et de leur famille.

6.   Une invitation aux membres de la famille à visiter régulièrement et en tout temps les personnes âgées au centre.

7.    La formation du personnel à la relation d'aide et à la communication par le toucher.

8.    La formation du personnel pour l'accompagnement de la personne âgée,  et   de sa famille, en phase terminale.  

 

 BIBLIOGRAPHIE

Association des centres d'accueil du Québec. (1991). Les services gérontologiques en centre d'hébergement et de soins de longue durée pour adultes en perte d'autonomie: un cadre de référence, Montréal: ACAQ.

Association des centres d'accueil du Québec. (1991). Les services gérontologiques en centre d'hébergement et de soins de longue durée pour adultes en perte d'autonomie: un guide d'application, Montréal: ACAQ.

Bowker, Lee H. (1982).   Humanizing institutions for the aged, Lexington: D.C. Heath & Co.

Bowker, Lee H. & Murray, J. (1988).  Humanizing audit, Arcata: Humboldt State University Press.

Conseil des Affaires sociales et de la famille. (1978). Les objectifs et les moyens susceptibles d'améliorer la situation des malades chroniques, Québec: M.A.S.

Fournelle, B. (1991). Les relations de l'approche psycho-sociale avec la qualité de vie au travail du personnel et la satisfaction de vie des bénéficiaires dans un centre d'accueil d'hébergement, Granby: Bio-psycho-social Québec Inc.

Lefrançois, R. (1992). Stratégies de recherche en sciences sociales: Applications à la gérontologie,Montréal: Les Presses de l'Université de Montréal.

Roy, C. (1984).  Introduction aux soins infirmiers: un modèle de l'adaptation, Chicoutimi: Gaëtan Morin éditeur.

Zay, N. (1981).  Dictionnaire-Manuel de gérontologie sociale, Québec: Les Presses de l'Université Laval.