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Analyse sociale et politique
   Accueil            8.02.2012 - Vic, James et Larry

Vic, James et  Larry

Dans les années 1950 et 1960, Moe, Curly et Larry nous ont fait rire avec leurs facéties : les 3 Stooges nous offraient du grand burlesque.  En 2012, nous avons droit à Vic, James et Larry; c’est du grand burlesque, mais  ils sont loin de nous faire rire.

C’est à se demander s’il n’y a pas un quelconque concours dans le gouvernement actuel de Monsieur Harper à qui dirait la déclaration  la plus désespérante.  La seule consolation, c’est de constater que les déclarations outrancières ne sont pas seulement l’apanage de députés ou sénateurs québécois.  Il y a des représentants anglophones qui sont aussi risibles et farfelus dans leurs commentaires.

C’est au tour de Vic Toews, ministre conservateur de la Sécurité publique, de James Moore, ministre conservateur du Patrimoine et Larry Miller, député conservateur à vouloir voler la vedette au sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu.  Qui sera l’heureux gagnant ?  Le concours n’est pas terminé.  Les prochains jours, les prochains mois nous révéleront d’autres énergumènes qui les dépasseront, c’est à n’en pas douter.  Comme l’a déjà souligné je ne sais trop qui : “le génie a des limites, mais la connerie n’a pas de limites“.

Pour Vic Toews,  la torture est un moyen pour obtenir des renseignements.  Pour James Moore, le jubilé de NOTRE reine bien-aimée se compare au 400e anniversaire de  fondation de la ville de Québec et la cerise sur le “sundae“ revient à Larry Miller qui compare le registre des armes à feu à une politique nazie.  Ce sont les familles des victimes de Polytechnique et Monsieur Chrétien, alors premier ministre,  qui vont apprécier cette dernière allusion.  À ce trio de joyeux sbires, nous devons ajouter le député conservateur, Stephen Woodworth, qui par la porte arrière veut réouvrir le débat sur l’avortement.

Pour enrober ces incartades conservatrices, notre ineffable premier ministre canadian  se transforme en voyageur de commerce et  fait les yeux doux à la Chine pour trouver des débouchés au pétrole sale que le président des USA ne veut pas voir transiter dans des pipelines sur son territoire. 

Ces quelques sujets, en moins d’une semaine, font que les journalistes et les commentateurs de tous les médias s’amusent follement à nous décrire ce vaudeville qui se transforme tout doucement en tragédie.  Et cette mise en scène est encore à l’affiche jusqu’en octobre 2015.  Durant ce temps, l’Opposition officielle s’amuse à se trouver un chef  pour prendre la relève du bon vieux Jack. 

La petite histoire nous informe que les québécois carburent au hockey et à la politique : ce sont deux religions.  Force est de reconnaître que les derniers mois ont été désespérants.  Qui plus est, tant dans le temple de la Sainte Flanelle qu’au Parlement à Ottawa, les prochains mois risquent de faire perdurer notre désillusion.  Notre club de hockey vogue allègrement vers la dernière position du classement et le Canada perd à tous les jours une partie de la renommée mondiale qu’il avait acquise dans les dernières décennies. 

Par contre, au Québec, nous pouvons espérer.  Monsieur Charest avec son Plan Nord, Monsieur Legault avec son invention et Madame Marois avec son unité temporaire retrouvée nous promettent des lendemains euphoriques  nous évitant un déclin tranquille.  C’est vrai qu’à comparer avec l’Égypte, la Lybie, la Syrie nous sommes heureux et bénis des dieux. 

Il nous reste la Molvanie comme  modèle. Après son retour de Chine, c’est sûrement le prochain voyage que notre premier ministre canadian effectuera pour signer une entente commerciale et diplomatique  entre les deux pays.  Vivement le retour de Monsieur Chrétien.  (B.F. – Le 8 février 2012/La Voix de l'Est - Le 22 février 2012)

 

 

 

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