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Analyse sociale et politique
   Accueil            4.06.2011 - L'État de la Palestine

4.06.2011 - L'État de la Palestine 

Stephen Harper est contre, Jack Jedwab est contre, le “Canadian Jewish Congress“ est contre, la plupart des lobbies juifs sont contre, les intégristes juifs sont contre, la droite israélienne est contre et que sais-je ?  Tout ce beau monde est contre la création d’un État palestinien.

Et moi, sous peu,  je serai catalogué comme étant un antisémite.  Car voyez-vous, il est interdit dans le grand livre de la vie  d’émettre une quelconque critique envers Israël.  Il ne faut jamais remettre en question les actes posés par Israël, c’est écrit  je ne sais trop où.

L’État d’Israël est une création des Nations unies. Le 29 novembre 1947, les Nations unies adoptent une résolution  prévoyant le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe toujours inexistant. Albert Einstein  en refuse la présidence, plus tard.  Et depuis, c’est une guerre perpétuelle entre l’état hébreu et ses voisins. Je dirais même que ça remonte à la nuit des temps. De résolutions de l’ONU à de multiples ententes en passant par d’innombrables cessez-le-feu et Sommets nous en sommes toujours au point de départ. 63 ans plus tard, les pays arabes, à quelques rares exceptions, ne reconnaissent pas l’existence de cette création.  Et Israël vit une crainte perpétuelle d’être attaqué par ses voisins.  Les États-Unis servent de rempart pour la protection de cet État.  Tous les présidents des USA se sont cassés les dents dans leurs tentatives à vouloir normaliser la situation.  L’émergence du terrorisme international, selon de nombreux commentateurs, prend sa source dans le conflit israélo-palestinien. 

L’ONU en voulant régler un problème en a créé un qui perdure depuis.  Comme le dit le dicton, “ils ont déshabillé Pierre pour habiller Jean“.  Depuis l’État hébreu  n’hésite pas à étirer l’élastique et à faire fi de toutes les résolutions de l’ONU pour agrandir son territoire aux dépens de l’entité palestinienne. D’une guerre à l’autre, Israël développe, envahit un territoire que ne lui   reconnaît pas les autorités internationales.  Une tolérance extrême, une nonchalance de la part des pays occidentaux et les vetos des USA au Conseil de sécurité des Nations unies entretiennent cette interminable guerre.

L’humanité, au fil des siècles, a connu des guerres mémorables : les Croisades au début du deuxième millénaire et la Guerre de Cent Ans au 14e et 15e siècle.  Le conflit israélo-palestinien qui empoisonne l’actualité depuis la fin de la deuxième grande guerre de l’ère moderne s’inscrit dans la même lignée.  Un conflit politique et culturel ayant une assise plus religieuse que militaire.  Nous sommes en face de deux intégrismes, pas plus drôle l’un de l’autre et aussi dangereux. C’est l’affrontement perpétuel entre l’Occident et l’Orient.  C’est un “remake“ des premières croisades. 

Lorsqu’on appuie son existence sur une quelconque volonté divine ou sur un livre dont on ne connaît pas l’éditeur, faut-il se surprendre que cet imbroglio permanent  empoisonne la gouvernance de la communauté internationale ?

Le peuple juif a subi un traumatisme profond dans son Histoire comme les peuples rwandais, cambodgien, vietnamien pour nous en limiter à  notre histoire récente :  l’humanité n’a rien appris au fil de son développement. 

Bâtir des murs, envahir ses voisins, asphyxier une économie ou procéder au bouclage d’un territoire conduit inexorablement à la naissance d’intégrismes destructeurs.   Le conflit israélo-palestinien en est la preuve vivante.  En verrons-nous la fin un jour ou ce conflit dépassera-t-il la durée de la Guerre de Cent Ans qui a duré cent seize ans ?

À savoir si ce conflit dépassera la longévité des Croisades, nos arrière, arrière, arrière petits-enfants feront le point vers 2145.  (B.F. – Le 4 juin 2011)