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Analyse sociale et politique
   Accueil            31.05.2014 - La fricassée politicienne

La fricassée politicienne

Un double malheur s’abat sur le Québec.  Le Canadien de Montréal a été éliminé des grands honneurs par les Rangers de New York, la Coupe Stanley sera pour un autre tantôt. 

Cette élimination fait en sorte de laisser toute la place dans l’actualité à nos merveilleux mondes de la politique tant à Québec qu’à Ottawa.  Les citoyens devront se contenter des inepties de nos politiciens au lieu des maladresses des Vaneck et compagnie.

À coup sûr, je vais être identifié comme étant un antisémite; car il est interdit de critiquer une quelconque position de la communauté juive, d’ici ou d’ailleurs.  L’actuel ministre de l’Éducation du Québec, un autre bon docteur, Bolduc celui-là, affirme que le Québec n'a pas tous les outils légaux pour lutter contre les écoles clandestines, juives  entre autres,  et qui plus est, son ministère ne connaît même pas le nombre d'enfants qui sont inscrits dans ces établissements illégaux. (note 1) Il est facile de comprendre que les libéraux ne mordent pas la main qui les nourrit.  Encore une fois, nous seront des auditeurs  naïfs de la langue de bois si chère à nos politiciens.

Comme le souligne un lecteur, ce n’est pas compliqué et ça ne demande pas la mise sur pied d’un comité spécial : si l’école est illégale et non  accréditée par le ministère de l’Éducation, on la ferme, point à la ligne. Mais…

Faut-il se rappeler que c’est le même parti libéral alors qu’il était dans l’Opposition qui s’est opposé à la chartre des valeurs du gouvernement de Madame Marois. Ils sont la tolérance même, les bons libéraux.  Pour eux ça signifie permissivité,  abstention, soumission, laisser faire et ça ne fait que quelques semaines qui sont au pouvoir.  Pouvons-nous nous imaginer tous les dégâts qu’ils feront d’ici la prochaine élection en 2018 ?

Sur l’autre rive des la rivière des Outaouais,  notre ineffable Canadian Prime minister poursuit son œuvre d’évangilisation.  Sa croisade l’amène maintenant dans les pays lointains, dans le fin fond de la jungle.  Il nous fait encore une fois la démonstration qu’il ne peut marcher et mâcher de la gomme en même temps.

En investissant un budget de 3,5 milliards de dollars pour la période de 2015-2020 afin de lutter contre la mortalité maternelle et infantile dans les pays en voie de développement, (note 2)  notre Canadian Prime minister décrètent SES valeurs qu’il ne réussit pas à imposer au Canada et au Québec : mais à la contribution canadienne, aucune initiative liée à la contraception et à l’avortement ne sera  permise.  Il donne une chaise à deux pattes et il est tout content de son coup.

Rappelons-nous que lui aussi déchirait sa chemise en dénonçant le projet de chartre des valeurs québécoises proposée par le gouvernement Marois.  Mais contrairement à l’ancienne Première ministre du Québec, notre cher Stephen définit ce qui est bien et mal tout en imposant SES valeurs aux populations de pays éliognés.  Ce qu’il ne résussit pas à faire au Canada, il l’impose aux pays en développement.

C’est deux simples dossiers nous montrent toutes les capacités de destruction du tandem Couillard-Harper.  Ils vont se faire plaisir à nos dépens dans les prochaines années. 

Passons sous silence le dossier de la rémunération des médecins spécialistes au Québec négocié par l’actuel Ministre de la Santé qui avait négocié cette entente alors qu’il était président de l’Association des médecins spécialistes du Québec. Pour lui, il n’y a pas de conflit d’intérêts. À Ottawa, le dossier du brise-glace Diefenbaker  va nous coûter la peau des fesses, même si une entreprise québécoise a démontré qu’il en coûterait beaucoup moins cher si elle avait la responsabilité de la construction tout en respectant le délai de livraison.  Il n’est pas dans l’habitude de ce gouvernement de renier SES engagements. Et la saga du Sénat, la nomination d’un juge, le conflit avec la juge en chef de la Cour suprême sont toujours d’actualité.

Avec le tandem Couillard-Harper, c’est la mise en œuvre de la célèbre expression employée par Jules César : Veni, vidi, vici.  Aussi bien s’en faire une raison, en espérant que nous pourrons corriger le tout plus tard.  En 2015 pour l’un, en 2018 pour l’autre. (B.F. – Le 31 mai 2014/La Voix de l'Est - Le 4 juin 2014)

Note 1 : http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/05/29/lutte-ecoles-illegales-quebec-bolduc_n_5412631.html

Note 2 : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2014/05/29/002-canada-investissement-sante-maternelle-infantile.shtml