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Analyse sociale et politique
   Accueil            31.03.2011 - Trouvez l'erreur, les erreurs ...

31.03.2011 - Trouvez l’erreur, les erreurs...

L’ineffable chef du Parti conservateur, qui a été premier ministre “canadian“ pendant  cinq ans,  nous impose ses valeurs sociales, sa vision religieuse, sa démocratie,  mais pour y arriver, il ne se gêne pas pour maquiller la réalité : ça frise la démagogie.

L’ineffable chef du Parti conservateur ne peut supporter que les partis de l’opposition établissent une éventuelle coalition.  Mais il avait moins de scrupules pour échafauder un tel scénario au temps jadis.  Depuis que le lapin est sorti du chapeau, il nie, tergiverse, bafouille.  Mais sa signature est au bas du document et son ancien chef de cabinet confirme les faits. 

L’ineffable chef du Parti conservateur  vante  son bilan économique, mais durant ses  années au pouvoir, il nous a endetté collectivement de 100 milliards de plus.  Il a le culot d’affirmer, le plus sérieusement du monde, que les autres partis ne feront que nous endetter. 

L’ineffable chef du Parti conservateur promet conditionnellement, pour la famille canadienne, des bonbons pour  2015; c’est dans quatre ans.  Mais les entreprises ont eu des bonbons à chaque année depuis cinq ans. 

L’ineffable chef du Parti conservateur refuse d’accorder une subvention à la ville de Québec pour son nouvel amphithéâtre, mais il a dépensé  des centaines de millions pour un spectacle de quelques jours et un lac artificiel  en plein cœur de Toronto pour accueillir le G8 et le G20 en juin 2010.

L’ineffable chef du Parti conservateur veut doter son armée d’avions F-35. Lui et son sous-fifre québécois, Christian Paradis, défendent le coût d’achat de 9 milliards de $, mais ils oublient les coûts de l’entretien sur 30 ans qui devraient friser 10 milliards de $ : coût total sur 30 ans : 19 milliards.  Le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, évalue le tout (achat et entretien) à 30 milliards de $.   Un responsable américain, Michael Sullivan, affirme que l’évaluation du gouvernement canadien ne tient pas la route et que les coûts sont beaucoup plus élevés.  Et il n’y a aucune garantie de retombées pour le Québec où se trouve le cœur de l’aérospatial canadien.

L’ineffable chef du Parti conservateur fait la promotion de la démocratie et va à la chasse des dictateurs en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Côte d’Ivoire,  mais il a mis le Parlement canadien en lock-out à deux reprises en cinq ans tout en contrôlant  la diffusion de l’information.

L’ineffable chef du Pari conservateur a récemment accepté la coprésidence de la Commission d’information et de responsabilisation pour la santé de la femme et de l’enfant de l’ONU, lui qui n’a pas si longtemps a coupé les subventions canadiennes aux pays en développement pour la santé des mères.

Ces  quelques situations nous éclairent sur la vision  guidant les actes de l’ineffable chef du Parti conservateur. Nous sommes à des années lumières du Parti progressiste-conservateur de Joe Clark et de Brian Mulroney.  Joe Clark n’a-t-il pas appelé les électeurs à voter pour le Parti libéral en 2008 ?  Brian Mulroney, n’est-il pas  “personna non grata“ dans le nouveau Parti conservateur ?  C’est vrai qu’il a commis des erreurs grossières dans le passé, mais ce ne sont pas celles-ci qui le mettent à l’index.  Ces deux personnes ne cadrent tout simplement plus dans la vision rétrograde du nouveau Parti conservateur : parti qui refuse les innovations politiques, sociales et qui défend des valeurs morales, religieuses et culturelles d’avant-hier. (B.F. – Le 31 mars 2011/La Voix de l’Est – Le  11 avril 2011)