hda-québec.com
Analyse sociale et politique
   Accueil            28.08.2014 - De Bolduc à MacKay...

De Bolduc à MacKay…

C’est à se demander s’ils ne font pas exprès  pour écoeurer le peuple de la politique.  Plusieurs de nos politiciens nous font vivre l’expression de la mythologie grecque de Charybde en Scylla.

La période estivale est une période creuse pour les médias. Nous pouvons constater que  les quotidiens sont plus légers, les nouvelles télévisées moins longues : il y a moins de nouvelles.  Mais l’été 2014 a pu compter sur les inepties de quelques politiciens.  À Québec, le bon docteur Bolduc, le ministre de l’Éducation par définition, après son aventure comme député-médecin a récidivé avec sa déclaration sur la place du livre : il est devenu la réincarnation québécoise du célèbre Gaston de la bande dessinée. Jamais deux sans trois, à quand sa prochaine bourde ?

Ne voulant pas rester à l’écart à Ottawa,  le ministre de la Justice du Canada, Peter MacKay y va aussi d’une récidive : après ses déclarations sur la place de la femme en politique, nous le retrouvons photographié avec un chandail pro-armes de l’Association canadienne pour les armes à feu.  À quand une prochaine connerie ?

Et à ce jour, ces deux influents ministres sont toujours en poste. Le mieux que nous puissions dire, c’est que leurs premiers ministres dorment au gaz.  Ces premiers ministres se permettent même de faire la morale à gauche  et à droite.  Ils peuvent voir la paille dans l’œil d’un voisin éloigné, mais incapable de voir la poutre dans l'oeil d’un voisin immédiat.

Nous voulons bien demeurer respectueux envers notre prochain et accepter toutes les excuses inimaginables, mais la coupe  déborde.  Nous avons déjà les “Têtes à claques“ comme clips d’animations humoristiques, il est inutile d’en rajouter.

À ces deux petis malins, nous pouvons en ajouter quelques autres : le bon docteur Barrette qui joue du sclapel dans le réseau de la santé du Québec : lui ne voit rien, mais IL sait où couper. Le député de Châteauguay et ministre des Affaires municipales du Québec qui nous prépare un automne chaud. Notre Canadian Prime minister joue au matamore sur la scène internationale,  son lieutenant québécois, Denis Lebel, joue le rôle de Sancho Panza et veut nous vendre les qualités insoupçonnés de son  mal-aimé chef dont  beaucoup de Québécois ne peuvent plus voir même en peinture. À toute ces comédies, il faut ajouter la déconfiture du Bloc québécois qui n’a plus que le nom.   Ça ne fait que confirmer que la période estivale est la saison des théâtres d’été qui présentent des comédies loufoques.  Mais il y a pire ailleurs pouvons-nous nous consoler.À tous ces joyeux snoros, nous pouvons voir les Justin Trudeau, Thomas Mulcair qui se voient califes à la place du calife.  Le Parti québécois qui est à la recherche d’un nouveau Lucien bouchard ou René Lévesque.   Notre tableau est presque complet : il ne manque que les majorettes agitant leurs pompons et une quelconque fanfare pour complèter notre parade politicienne.

Nous pouvons  nous souvenir des paroles d’Albert Einstein qui affirmait que les poplations avaient les gouvernements qu’elles méritaient ; c’est vous dire.  Vivement Youppi Badaboum, Madame Irma ou JoJo Savard,  ça ne pourra être pire.  Mai il y a pire ailleurs : François Zéro se prend pour un nouveau Louis XIV, Poutine souhaite devenir le nouveau tsar de sa grande Russie, sans compter tous les petits potentats de gauche et de droite qui emmerdent ou tuent leurs populations.

Tout ce beau monde prétend représenter une population.  Ce  brave Mathurin Régnier avait raison en disant : Qui choisit prend le pire.  Meilleure chance une prochaine fois, pouvons-nous dire. Quoique…il ne faut jurer de rien, a écrit Alfred de Musset en 1836.  Si la tendance se maintient…  (B.F. – Le 28 août 2014/La Voix de l'Est - Le 30 août 2014)