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Analyse sociale et politique
   Accueil            26.06.2014 - Il rêve en couleurs, mais...

Il rêve en couleurs, mais…

À quinze mois de la prochaine élection fédérale, notre  Canadian Prime minister fait de l’oeil au Québec, il veut rebâtir les ponts entre son gouvernement très conservateur et la population québécoise, et il ne parle pas du Pont Champlain. Il souhaite une plus grande représentation de députés de son parti très conservateur au Québec.  Avec cinq députés au Québec sur soixante-quinze, son parti très conservateur vogue allègrement vers sa disparition dans les terres québécoises, selon les derniers sondages. 

Par contre, les résultats du 7 avril dernier et l’élection du gouvernement Couillard lui embrument l’esprit.  Avec la population du Québec, il faut toujours être conscient  que l’improbable est toujours probable. Comme le dit le proverbe: il ne faut jurer de rien.  Il lui est permis de rêver en couleurs.  Déjà aux prise avec un tandem Coullard-Harper jusqu’en octobre 2015, il est à souhaiter que la population du Québec verra à ne pas à confirmer ce tandem jusqu’en 2018 ou 2019.  Il ne faudrait pas qu’elle donne encore une fois raison à Einstein qui affirmait que la population avait les gouvernements qu’elle méritait. Nous subissons déjà des hivers rigoureux, faudra-t-il tenter de survivre aussi  à un autre épisode de grande noirceur.

Pour nous éviter une telle éventualité, devrons-nous faire comme l’ancien instructeur du Canadien de Montréal et implorer la Bonne Sainte-Anne et  lui payer quelques gros lampions pour qu’Elle nous protège de cette douloureuse épreuve.

 

2006 à 20015; 9 ans d’un règne très conservateur, 9 ans à détruire la crédibilité du Canada à l’International, 9 ans à nous faire dire ce qui est bien et ce qui est mal.  Après 9 ans, il serait peut-être approprié de vivre un quelqconque renouvelement.  Ce n’est pas que Justin Trudeau ou Thomas Mulcair soient plus inspirant, mais ils nous présenteraient une autre vision du Canadaland.

Le Canada fait rêver lorsque l’on regarde ce qui se passe ailleurs.  Année après année, l’indice de développement humain des Nations Unies classe toujours le Canada parmi les pays où la vie est la plus belle, même en tenant compte de nos hivers rigoureux et de sa grande froidure.  Le niveau de vie, la qualité de vie, l’espérance de vie, la sécurité font du Canada un endroit agréable à vivre.  Ce qui nous empêche pas de dénoncer régulièrement notre système de santé, les écarts de revenus et notre ineffable Canadian Prime minister; la perfection n’étant pas de ce monde.  Mais comme le dit un proverbe coréen, la perfection est un chemin, non une fin.

Le problème n’est pas de faire une erreur, c’est de  répéter la même erreur qui est inacceptable. La perfection est un concept profondément subjectif ; la perfection pour l’un n’est pas la perfection pour l’autre.

Ceci  étant dit, Monsieur Harper rêve de voir la représentation de son parti très conservateur augmenter au Québec.  D’autres  rêvent qu’il retourne jouer au cowboy dans son Alberta d’adoption.   Par contre, selon les connaissances et le développement de la science, les rêves partagés ne sont pas encore possibles.

Pour en revenir à notre Canadian Prime minister, il faut se souvenir de son parcours politique.  Il a été un membre du Club des jeunes libéraux, il a été un penseur du “Reform Party“, parti politique très à droite ; il a été membre et chef de l’Alliance canadienne, aussi un parti politique de droite ;  il est chef du Parti conservateur du Canada, dont il a fait disparaître le mot progressiste. Il a dénoncé la politique de bilinguisme officiel introduite sous le gouvernement Trudeau ; il a rejeté l’accord du Lac Meech; il a pressé le gouvernement Chrétien de se joindre aux États-Unis dans leur invasion de l'Irak ; il s'est opposé au projet de loi créant le registre national des armes à feu, registre  qu’il s’est empressé d’abolir une fois son gouvernement majoritaire.  En juin 1994, il a déposé un projet de loi niant le droit du Québec à l'autodétermination. Sans parler de ses valses hésitations sur l’avortement, le mariage entre les personnes du même sexe.  Comme la Tour de Pise, il penche toujours vers une droite plus rétrograde.  Il est la Voix, la Vérité, la Vie : que nous sommes choyés d’avoir un tel pasteur nous protégeant de la damnation et des feux éternels.

Malgré toutes ses prises de position contre le Québec et à quinze mois du prochain scrutin fédéral, qu’il fasse les yeus doux au Québec, qu’il vienne fêter la Fête nationale du Québec le 24 juin, qu’il aille se ressourcer dans un comté du Lac Saint-Jean, c’est prendre les Québécoises et les Québécois pour des canards de bois.

Mais pour la population du Québec, l’improbable est toujours probable.  Ne l’oublions pas.  Alors, il peut continuer à rêver. (B.F. – Le 26 juin 2014)