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Analyse sociale et politique
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26.03.2003 - Monsieur le maire, je m'ennuyais de vous !!! 

Le 30 octobre 2002, dans un journal de la région, je vous décernais trois prix "Potiche" pour votre incapacité à régler certains dossiers et vos hésitations chroniques  à prendre des décisions relevant de votre juridiction. 

Je dois humblement avouer qu'en lisant La Voix de l'Est du 26 mars 2003 que la froidure hivernale n'a pas amélioré la situation.  Vous vous lancez en croisade pour améliorer les services de l'urgence au Centre hospitalier de Granby: que Dieu protège les intervenants qui depuis plus de quinze ans travaillent à ce dossier.  Vos réussites passées à solutionner de grands dossiers les assurent d'avoir un obstacle de plus à surmonter.  Il est vrai que la situation des urgences des hôpitaux au Québec, et à Granby en particulier, est dramatique;  mais vous savez, Monsieur le maire, que cette situation existe depuis plus de trente ans au Québec.  Où étiez-vous avant votre réveil ? Comme citoyen, comme président de la Chambre de commerce, comme conseiller municipal et aujourd'hui comme maire, il a fallu qu'un de vos proches soit hospitalisé pour que vous preniez conscience de cette réalité.  Le dicton dit: "Mieux vaut tard que jamais", mais tout de même, vous êtes en retard.

Il me semble que vous avez quelques dossiers prioritaires sur votre bureau: la fusion qui traîne en longueur; le centre-ville qui dépérit; la réfection des rues de notre ville, rues qui sont dans un état lamentable; le déneigement qui a été affreusement fait dans les derniers mois, nous nous devons de remercier le printemps hâtif; revitaliser le dynamisme de Granby qui s'estompe.  Ce ne sont que quelques dossiers où les citoyennes et les citoyens de Granby attendent des résultats et qui sont de votre compétence; alors au boulot Monsieur le maire.

Vous dites que Granby est une capitale régionale, grand bien vous fasse, mais nous devons reconnaître que les actions de notre conseil municipal dont vous êtes le principal acteur font en sorte de nous amener directement au statut de bourgade autoroutière. 

Et si je me souviens bien, il n'y a pas si longtemps, vous avez rabroué le député provincial de Shefford parce qu'il avait osé intervenir dans un dossier relevant de votre compétence.  Alors que pourrions-nous dire lorsque nous vous voyons déchirer votre chemise en pleine campagne électorale provinciale ?  C'est un spectacle lamentable sans plus.  À moins, que vous soyez téléguidé par une main invisible, est-ce possible ?  (B.F. – Le 26 mars 2003/La Voix de l'Est - Le 26 mars 2003)