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   Accueil            25.10.2015 - Vivement un nouveau Moïse

Vivement un nouveau Moïse 

C’est un conflit qui empoisonne l’humanité depuis la nuit des temps.  C’est un conflit qui est la source de d’autres conflits.  C’est un conflit qui prend sa source du temps de Moïse.  Cette histoire n’a pas été écrite par Jacques Lacoursière ou les Frères des Écoles Chrétiennes.   Nous la devrions à Moïse qui est, selon la tradition et la légende le premier prophète du judaïsme. Moïse est probablement le personnage le plus important de la Bible hébraïque, recevant la Loi pour le judaïsme, préfigurant Jésus-Christ pour le christianisme et précédant le prophète Mahomet pour l'islam.

Le personnage de Moïse apparaît dans le Livre de l'Exode, un texte composé de différentes strates d'écritures et dont les premiers éléments semblent dater de la fin du VIIe  siècle avant Jésus-Christ. Ce récit semble notamment inspiré de la légende du roi mésopotamien Sargon d'Akkad sauvé des eaux, à l'instar duquel Moïse apparaît, pour la recherche du début du xxie siècle, comme un personnage fondateur mythique mais dont l'historicité est inaccessible.

Pour les traditions monothéistes juive et chrétienne, Moïse est l'auteur sous inspiration divine du Pentateuque (note 1), c'est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible, livres qui constituent la Torah juive et sont appelés la Loi de Moïse dans le judaïsme. C'est là que sont relatées l'histoire de Moïse lui-même, celle des Patriarches et celle du peuple d'Israël. Moïse y apparaît comme le prophète et le guide qui conduit le peuple hébreu hors d'Égypte, pays où ils vivaient dans la servitude, après que les dix plaies infligées à l'Égypte ont permis la libération du peuple d'Israël. (ndlr :le peuple d’Israël a peut-être été libéré, mais l’humanité est encore aux prises avec cette histoire interminable) Fils d'Amram, Moïse est le premier personnage à être nommé homme de Dieu dans la Bible.

Quand l’histoire d’un peuple s’appuie sur la Bible, c’est vous dire toutes les interprétations qui peuvent en résulter.  La correspondante de Radio-Canada au Moyen-Orient, Marie-Ève Bédard (note 2), n’est pas sortie de l’auberge. 

À tout le moins, Benjamin Netanyahue, premier ministre d’Israël, semble avoir perdu un fidèle et inconditionnel alliée avec la défaite de Stephen Harper, le 19 octobre dernier.  Nous ne pouvons qu’espérer que Justin Trudeau sera plus nuancé : il n’est pas nécessaire d’ajouter de l’huile sur le feu : les palestiniens et les Israéliens le font très bien. 

Même l’ONU et les grandes puissances ne peuvent mettre fin à ce conflit qui tue d’innocentes victimes. Même Albert Einstein, à l’époque, aurait refusé la Présidence de cet état.

Rappelons que l’ONU, lors une résolution adoptée en 1948 prévoyait la création de deux états : un état palestinien et une état juif.  67 ans plus tard, nous sommes toujours en attente de la création du pays de la Palestine ; Israël s’y oppose. 

Alors d’un attentat à au développement illégal du territoire, Marie-Ève Bédard nous relate quotidiennement le développement de ce conflit.  Je présume qu’elle ne vivra pas assez vieille pour en voir la fin.  Vous, moi et les autres ne vivrons pas assez vieux aussi.  À moins qu’un nouveau Moïse voie le jour et libère l’humanité de cette plaie grande ouverte.  Ce conflit perdura et continuera d’empoisonner l’humanité : ainsi en ont décidé Benjamin Natanyahue et Mahmoud Abbas : ce ne sont pas eux malheureusement qui gagneront un prochain  Prix Nobel de la Paix. (B.F. – Le 25 octobre 2015)

Note 1 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentateuque

Note 2 : http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2015/01/08/005-reponses-questions-correspondante-marie-eve-bedard.shtml