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Analyse sociale et politique
   Accueil            24.07.2014 - Une île déserte, ailleurs au milieu de nulle part

Une île déserte, ailleurs au milieu de nulle part

Dans la plupart des pays, les experts se plaignent ou  s’offusquent que les prisons débordent.  Toujours selon les mêmes experts, il faudrait en construire de nouvelles pour accueillir les criminels qui empoisonnent l’existence de tout le monde.  Criminels de toutes sortes: du truand à la petite semaine à certains chefs d’État qui jouent au poker avec la vie des populations. 

Nous pouvons toujours prétendre et croire qu’il est possible de réintégrer les petits truands dans le droit chemin.  Pour ce qui est des chefs d’État, les espoirs sont minces ou inexistants.  Ils sont imbus d’eux-mêmes, ils sont avides de pouvoir, ils ont un ego qui les conduit à la démence, qui est une maladie dégénérative.  Et ils se croient au-dessus des lois.

La Cour internationale de justice de La Haye peut bien mettre en accusation qui elle veut. Rarement  les procédures aboutissent-elles, si ce n’est la condamnation d’un quelconque dictateur d’un pays africain diplômé d’une grande école de France ou de Grande-Bretagne.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies peut bien adopter une quelconque résolution qui ne sera  entendue ou respectée par aucun chef d’État délinquant.  Par sa composition le Conseil de sécurité en octroyant un droit de veto à ses cinq membres permanents fait la démonstration de sa non efficacité.  La Chine, les États-Unis, la Russie, la France et le Royaume-Uni feront en sorte de bloquer une résolution qui met en cause un de leurs alliées: la preuve nous en est donnée régulièrement.  Les dix autres membres ne sont que des faire-valoir, ils font de la figuration.

Pourtant l’actualité nous présente quelques chefs d’État qui mettent en péril la sécurité  de plus de 7 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants et qui sont directement les responsables de morts inutiles.  Que cela ne tienne, leur grandeur, leur pouvoir, n’arrêtent pas cette maladie dégénérative.  Ils  sont encore moins brillants que les petits et grands seigneurs de la guerre d’une contrée lointaine. Plusieurs ont été élus démocratiquement, prétendent-ils et nous les croyons.  C’est leur démocratie à géométrie variable.

Un bombardement sur des civils innocents,  un avion abattu, le soutien à un groupe terroriste, promoteur d’une quelconque révolution à gauche ou à droite  et c’est la consécration.

Nous pouvons aller sur la Lune, une navette spatiale tourne autour de notre planète, des milliards de dollars sont investis pour nous détruire et espionner les voisins.  Mais il y a une incapacité chronique et éternelle à formuler la paix. Ils ne font que confirmer les paroles de Clémenceau qui disait qu’il est plus facile de faire la guerre que de faire  la paix.

À tous les Poutine, Netanyahou, Abbas, Kim Jong-un et combien d’autres qui dirigent des états voyous, un séjour prolongé en détention dans une prison sur une île déserte au milieu de nulle part  permetrait à l’humanité, pour un certain temps, de vivre une trêve. 

Par contre, un peu comme les pissenlits au printemps,  une nouvelle floraison de barbares verra le jour.  Tout comme la mort subite d’Attila aura mis une fin à son empire, nous pouvons nous souhaiter que le Seigneur, le Grand Manitou ou Allah feront en sorte de nous permettre une certaine tranquilité.

Une île déserte au milieu de nulle part.  Ce n’est pas souhaiter du mal à son prochain, c’est strictement de la légitime défense. Quoique, comme dans le sport, plusieurs clubs fermes préparent la relève. Donc ça pourrait être une grande île déserte au milieu de nulle part. Pouvons-nous nous imaginer tous ceux et celles qui auraient abouti et qui aboutiront sur cette grande île déserte au milieu de nulle part.  En plus du musée des horreurs, il y aurait un cimetière qui pourrait être fleuri par les pissenlits de tantôt.

Mais comme le dit l’expression: il ne faut pas prendre ses rêves pour la réalité. À moins de croire  à la locution italienne: “qui va piano, va sano“ et d’espérer en la race humaine. Les espoirs sont plus près que les Poutine, Netanyahou, Abbas, Kim Jong-un et  autres qui dirigent des états voyous continueront à  emmerder leurs semblables ou leurs voisins. 

Tout ça, c’est la faute d’Adam qui à croquer le fruit défendu, nous dit notre histoire sainte.  (B.F. – Le 24 juillet 2014/La Voix de l'Est - Le 6 août 2014)