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Analyse sociale et politique
   Accueil            23.11.2011 - La dictature des marchés... la routine

La dictature des marchés… la routine

Toutes les personnes sensées le savent.  Toutes les personnes le moindrement informées le constatent.  Toutes les personnes qui suivent l’actualité saisissent la gravité de la situation.  Les politiciens ne contrôlent à peu près plus rien.  Le marasme économique où se retrouvent plusieurs pays est provoqué par la mainmise sur les économies nationales par les empires  financiers internationaux, les maisons de crédit et les spéculateurs.  

L’Islande est tombée. L’Irlande est tombée. La Grèce est tombée L’Espagne. l’Italie, le Portugal vont tomber bientôt.  La France joue avec les allumettes.  Nos voisins du Sud s’enlisent dans un débat  prenant sa source  dans une idéologie plus économique que politique.  Et les indignés du monde entier sont tabassés par les pouvoirs en place  ayant comme credo la sauvegarde du pouvoir financier, c’est-à-dire le pouvoir de l’argent.  Et ceux qui paient la note des dérives économiques provoquées par ces pouvoirs occultes sont ceux qui ont peu ou pas d’argent.  La routine quoi.


C’est évident que la grosse presse économique et leurs haut-parleurs accusent les populations trop gourmandes au niveau du développement social.  C’est évident que les détenteurs du pouvoir économique vilipendent les gouvernements, surtout de la gauche, pour tous ces excès accordés à ces populations.  C’est évident que Wall Street à New-York, la City de Londres et toutes les bourses du monde jappent à la lune pour que tous les pays coupent dans les dépenses sociales et compressent au maximum leurs dépenses envers les plus démunis : c’est le credo d’un capitalisme de plus en plus sauvage.  C’est comme ça que le système économique et leurs esclaves politiques manipulent la planète depuis près de deux siècles ; pourquoi se gêneraient-ils aujourd’hui : la recette a fait ses preuves  ?  


Les gouvernements plient l’échine, les gouvernements planifient une austérité pour faire payer aux plus démunis la note du magouillage, du traficotage, les bilans euphoriques et les analyses tronquées  présentés par ces institutions financières soi disant sérieuses.  Ces mêmes institutions financières ont mis des pays, des populations dans la “merde“, mais ces mêmes pays continuent leur soumission auprès de ces mêmes institutions financières. N’oublions pas que beaucoup de pays ont dû ramasser les pots cassés par plusieurs institutions financières : les gouvernements ont utilisé l’argent des simples contribuables, ceux qui sont aux prises aujourd’hui avec des compressions sévères, pour aider ces mêmes institutions financières à propulser ces pays dans le gouffre.   C’est le grand principe de la socialisation des pertes et de la privatisation des profits : la routine quoi.  Nous pouvons présumer que nous sommes les témoins passifs du plus grand hold-up de l’Histoire.  


Big Brother is watching you, écrivait George Orwell dans son roman de science-fiction “1984“ publié en 1949 où il décrivait les institutions et les pratiques qui portent atteintes aux libertés individuelles et à la vie privée des populations et des individus.


Lorsque l’on regarde les gouvernements patiner dans la présente crise économique et y en ajoutant les orientations idéologiques qu’ils développent, la fiction d’Orwell se transforme en réalité. Globalement, nous continuons à appliquer la théorie des trois singes “rien vu, rien dit, rien entendu“, en entendant la politique du fait accompli et la venue d’un nouveau messie. 


Coluche ne disait-il pas : “Il paraît que la crise, ça rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Moi je ne vois pas en quoi c’est une crise, ça toujours été comme ça“.  (B.F. – Le 23 novembre 2011/La Voix de l'Est - Le 24 novembre 2011)