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Analyse sociale et politique
   Accueil            22.10.2013 - Monsieur Harper: le meilleur vendeur pour un Québec indépendant

Monsieur Harper : le meilleur vendeur pour un Québec indépendant

Il n’en manque pas une.  Que nous sommes choyés, NOUS la population du Québec.  Le gouvernement très conservateur de Monsieur Harper nous défend.  Il nous défend contre un Parlement du Québec où TOUS les partis unanimement ont adopté en 1998 une loi affirmant que les Québécois, lors d’un référendum,  pouvaient choisir de quitter ce “plusss meilleur pays au monde“ qu’est le Canada.  Ce gouvernement très conservateur, ses haut-parleurs québécois en tête, rejette la formule du 50% + 1.  Ce même gouvernement très conservateur abuse d’un pouvoir avec l’appui d’à peine 33% de la population canadienne : 2 Canadiens sur 3 ont rejeté un tel gouvernement lors de la dernière élection fédérale.  Ce maigre 33% ne l’empêche pas de saccager l’environnement, la recherche scientifique, notre crédibilité internationale tout en développant son “va-t-en guerre“ et SA law and order  réactionnaire.  Que nous sommes choyés, de l’avoir pour nous protéger : nous sommes bénis des dieux.

Maintenant, il se fait plaisir tout en faisant plaisir à sa basse de “redneck“ qui ne peuvent blairer un Québec trop différent, distinct, éventuellement indépendant.  Il n’a plus rien à perdre au Québec, il a déjà tout perdu : il gouverne sans le Québec.  Alors, en quoi le départ éventuel du Québec l’empêcherait-il d’être le Premier ministre de SON Canada unilingue et monarchique. 

Dernièrement, il déclarait que les débats constitutionnels étaient passés date, qu’ils n’étaient plus à la mode du jour.  Mais, notre sapré Monsieur Harper ne manque pas l’occasion de raviver la flamme souverainiste au Québec.  Il est devenu le meilleur propagandiste de la cause indépendantiste, il ramène infailliblement le débat à l’avant-scène en voulant NOUS protéger. 

Nous pouvons pronestiquer qu’un gouvernement du Parti Québécois n’aura pas à tenir un référendum pour que le Québec devienne souverain et indépendant,  ce sont plutôt les divagations de notreCanadian Prime minister qui, en bout de ligne, éjecteront le Québec de SON Canada.  Notre sapré monsieur Harper ne le sait peut-être pas, mais il est le meilleur allié pour le devenir d’un Québec indépendant. 

Tout compte fait, lors de la prochaine élection fédérale en octobre 2015, nous ne pouvons que souhaiter sa réélection.  Pour lui signifier clairement notre ras-le-bol, il s’agira tout simplement, pour les Québécois, d’espérer la défaite de ces derniers représentants au Québec. Il ne sont plus que cinq à faire battre.  Ainsi, il aura la preuve qu’il peut être un Canadian Prime minister sans le Québec. Souvenons-nous que lors de l’élection de 1993, le Parti conservateur du temps n’avait que deux députés élus et ce  à la grandeur du Canada ; dont un au Québec du nom de John James Charest. L’autre survivante  venait des provinces maritimes : Elsie Wayne.  C’est l’époque où ce parti tenait son caucus des députés dans une cabine téléphonique.

Toujours est-il que ce sapré Monsieur Harper demande à la Cour Suprême de SON Canada d’invalider une loi unanimement adoptée par l’Assemble nationale du Québec.

C’est une tentative de plus pour remettre le Québec dans le droit chemin.  Ces guérillas, ne l’oublions pas, ont commencé avec la Conquête de 1760, amplifiées par le Rapport Durham qui prônait l’assimilation des Canadiens-français qu'il désignait comme un peuple sans littérature et sans histoire.  C’est la Révolution américaine, à l’époque, qui a mis un frein temporaire à cette tentative d’assimilation : les british craignant que les Canadiens français se joignent à cette Révolution avec leurs voisins du Sud.

Depuis les années 1960,   les Canadiens Français sont devenus des Québécois, grâce à Jean Lesage. Aussi la plupart des gouvernements élus à Québec :  d’Honoré Mercier à Pauline Marois en passant par Duplessis, Lesage, Lévesque et même Bourassa, TOUS les gouvernements du Québec ont dû se battre contre  les attaques ourdies par TOUS les gouvernements d’Ottawa.   Un tel scénario se répètera  tant et aussi longtemps que le Québec ne rejoindra pas le concert des nations indépendantes.

Devant toutes ces attaques, nous ne pouvons que nous réapproprier le slogan  qui date du début de l’année 1968 et répéter à ce sapré monsieur Harper : ce n’est qu’un début continuons le combat : le Québec est en devenir.  (B. F. - Le 22 octobre 2013/La Voix de l'Est - Le 25 octobre 2013)