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Analyse sociale et politique
   Accueil            22.01.2014 - Notre “Canadian Prime minister“ représente qui ?

Notre Canadian Prime minister représente qui ?

Lors d’un résent sondage sur le site Internet du quotidien La Presse où plus de 15,000 lecteurs ont participé,  80% des répondants étaient en désaccord avec la position du gouvernement conservateur de monsieur Harper sur l’État d’Israël.  

Vous direz qu’une telle consultation n’est pas scientifique: c’est vrai.  Mais avec un tel taux de désappprobation, nous pouvons aussi reconnaître que l’actuelle position canadienne ne représente en rien la position historique du Canada.

Pour notre Canadian Prime minister, “critiquer l’État d’Israël est une nouvelle forme d’antisémitisme“, rien de moins.  C’est un autre “oeil au beurre noir“ porté à la diplomatie canadienne.  Ça s’ajoute à d’autres inepties décrétées par ce même gouvernement : un comptoir de beignets est plus important que la tribune de l’ONU, le réchauffement climatique est une fiction; le pétrole sale ne cause pas d’effets de serre; l’abolition du registre des armes à feu nous protège et tutti quanti…

Toujours est-il que notre Canadian Prime minister a été faire SON show en Israël et livrer SON message devant les parlementaires de la Knesset qui n’est nullement pas celui de la population canadienne et québécoise.  Il parlait pour lui, il peut croire et dire ce qu’il veut: il est majeur et vacciné selon sa biographie.  Mais il ne faudrait pas que les Israéliens s’imaginent que notre ineffable Premier ministre parlait pour moi et la grande majorité de la population, loin de là. 

Le peuple juif et le peuple palestinien ont droit à chacun un état national, c’est l’essence de la résolution 181 des Nations Unies adoptée le 27 novembre 1947, il y a bientôt 67 ans. Depuis cette date,  une guerre civile perdure qui empoisonne la vie de tout le monde.  La responsabilité de qui ? Les torts doivent être attribués à 50% – 50%.  Prétendre comme le fait notreCanadian Prime minister que les palestiniens ont le fardeau des échecs est simpliste.  Son semblable Premier ministre israélien peut bien lui remettre une quelconque clé, mais cette clé n’ouvre aucune porte, sûrement pas celle de la terre promise, et ne laisse entrevoir aucunement la fin d’un conflit qui emmerde toute la communauté internationale. 

La population d’Israël a droit à un État sécuritaire, j’en suis, tout comme la population arabe de Palestine a droit à un État, j’en suis aussi.  Mais ce ne sont pas  les Stephen Harper et les Bibi Netanyahou de ce monde qui règleront ce conflit millénaire.

Peut être un jour, à l’aube du 22e ou 23e siècle des premiers ministre plus éclairés, moins entêtés,  proposeront-ils un règlement à ce cul de sac.

Pour ce qui est de notre Canadian Prime minister, on ne pouvait s’attendre à mieux. Au Canada, nous sommes habitués à ces bourdes, mais lorsqu’il se permet de donner des leçons sur la scène internationale, c’est la réputation de toute la population du Canada qui est discréditée.   C’est à nous faire regretter monsieur Chrétien qui avait aumoins la sagesse de ne pas se mettre les pieds dans les plats sur la scène internationale.  Il était de l’école des Pearson et des Trudeau.  Stephen Harper ne peut même pas prétendre être de l’école de Brian Mulroney qui a été un fervent combattant de l’apartheid en Afrique du Sud.  Pouvons-nous nous imaginer ce qu’aurait fait ou dit notre actuel Premier ministre face à cette situation ?  Je n’ose même pas y songer.

Pour notre Canadian Prime minister tant au niveau national qu’international c’est le Me, Myself and I,  pour lui, c’est Après moi le déluge.   Justin Trudeau ou Thomas Mulcair, selon le choix que feront les électeurs canadiens et québécois, le 15 octobre 2015 auront un travail énorme à faire pour “recrédibiliser“ la diplomatie canadienne.  Il nous reste encore neuf mois à subir les incartades de ce gouvernement où se retrouvent quelques électrons libres capables de faire encore bien des dommages.

Au Canada nous n’avons pas de tremblements de terre, d’ouragans, de typhons, mais nous avons un gouvernement consevateur, très conservateur au niveau fédéral.  Vivement le retour de monsieur Chrétien, même a 80 ans: il est pétant de santé nous disent les commentateurs.  (B.F. – Le 22 janvier 2014/La Voix de l'Est - Le 24 janvier 2014)