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Analyse sociale et politique
   Accueil            19.12.2012 - Un homme triste...

Un homme triste…

Comme l’a déjà dit Gustave Flaubert la tristesse peut être un vice.  Et notre Premier ministre “canadian“ transpire la tristesse. Il est attristé par le lock-out dans la Ligue nationale de hockey.  Il est attristé par la tuerie de Newtown. Il a été attristé par la défaite des Stampeders de Galgary à la dernière Coupe Grey. Il y a quelque temps, il s’est dit attristé par le spectacle offert à la Chambre des communes dont il est l’acteur principal.  C’est avec beaucoup de tristesse qu’il  apprit les décès de Jack Layton et Peter Lougheed.  Il a sûrement été attristé de la défaite électorale du Wildrose, le 23 avril 2012 en Alberta : il était même peiné par la réélection de Madame Redford, pas assez à droite pour lui.  Ce sont des moments de grande tristesse vécus par notre Premier ministre “canadian“. 

Si nous ajoutions SES moments à tous les moments de tristesse qu’il fait vivre à la population du Canada et plus particulièrement à la population québécoise, nous pouvons comprendre pourquoi les derniers sondages évoquent que la population n’est guère optimiste face à son avenir. Nous avons un Premier ministre qui cultive la tristesse.

Les quarante années, avant l’arrivée des conservateurs de Monsieur Harper, le Canada jouissait d’une notoriété mondiale enviée par tous les autres pays.

PACIFIQUE. La création des Casques bleus de l’ONU, à l’instigation de Lester B. Pearson, donnait un rôle de premier plan sur la scène internationale dans le maintien de la paix.  Depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir, cette image est devenue suspecte, des liens se sont brisés : appui inconditionnel à l’État d’Israël malgré les condamnations internationales, combattant en Afghanistan et en Libye. Sa non-élection au Conseil de sécurité de l’ONU.  Le Canada est plus devenu style “va-t-en guerre“.

OUVERTURE SUR LE MONDE. Nous sommes tous des immigrants dans ce qu’est devenu le Canada.  Mais depuis l’arrivée des conservateurs au pouvoir, les restrictions s’additionnent faisant dire à plusieurs commentateurs : “Bienvenue chez nous, mais restez chez vous“ ou “les babines ne suivent pas les bottines“.  Que de problèmes dans la réunification des familles haïtiennes suite au tremblement de terre ou à l’accueil des interprètes afghans. Sans oublier les multiples leçons de morale données à certains pays : la Chine, le Chili ou les remontrances faites à l’ONU.  En plus de vouloir réadapter la population canadienne, il voudrait refaire le monde qu’il ne faudrait pas s’en surprendre.

RESPECT DES ENTENTES INTERNATIONALES.  L’entente de Kyoto, les conférences sur les changements climatiques et  les prix Fossiles, les coupures dans le programme de santé des femmes dans les pays en voie de développement, la reconnaissance tardive des peuples autochtones à l’ONU. Ses coupures budgétaires  pour les organisations humanitaires.  Le Canada renie ses engagements…

Ce  sont quelques dossiers où le Canada a perdu une influence pour  devenir un caniche de la politique établie à Washington pendant le règne de George W. dont notre Premier ministre était un fan inconditionnel.

À ces bourdes internationales, il ne faut pas oublier d’ajouter les malencontreuses décisions que ces mêmes gouvernements conservateurs ont décrétées sur le plan interne.

Combien d’années un prochain Canada libéré de l’emprise conservatrice, aura-t-il à vivre pour reprendre à la place que les Pearson, Trudeau, Mulroney et Chrétien avaient façonnée?

La gouvernance conservatrice, qui en théorie durera jusqu’en octobre 2015, aura peut-être, je dis bien, peut-être fait comprendre à la population la signification de qu’est un gouvernement de droite.  Cette même population a confondu la gouvernance de Brian Mulroney avec ce que représente Stephen Harper.  Brian Mulroney était un PROGRESSISTE-conservateur tandis que notre ineffable Premier ministre “canadian“ est un  conservateur, tendance “Reform Party“.  Il ne faut tout simplement pas mélanger les écoles de pensée.  Il ne faut pas aussi oublier que le Canada, aux dires de certains de nos voisins du Sud, est un pays socialiste.  Ce sont surtout les républicains qui exagèrent, alliés idéologiques des conservateurs canadiens.

Les Canadiens sont tout au plus de centre-gauche ou simplement libéral au sens large du mot. La greffe avec un gouvernement de droite provoque un rejet, ce qui est tout à fait normal.  La prochaine transplantation est  prévue dans 34 mois... (B.F. – Le 19 décembre 2012)