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Analyse sociale et politique
   Accueil            17.05.2013 - Éthique et Élastique: ça rime

Éthique et élastique : ça rime

Encore une fois, nous devons constater que notre Canadian Prime minister marche à côté de ses souliers. 

Rappelons lui et rappelons nous que l’éthique est un ensemble  de valeurs morales qui dictent nos actions.  Et que le mot élastique est un élément qui peut varier selon son application ou son utilisation.  Deux situations, dans les derniers jours, nous démontrent que pour Monsieur Harper le mot éthique est élastique. 

Des enfants d’une école primaire de la région d’Ottawa estime que notre très vertueux Premier ministre s’adonne à la cyberintimidation en cautionnant les publicités négatives mettant en vedette le nouveau chef du Parti Libéral du Canada.  Pour ces jeunes, c’est une forme de taxage et ils demandent que le chef du gouvernement retire ces publicités. 

Quelques heures plus tard, nous apprenions que le chef de cabinet du Premier ministre  a réglé le problème des dépenses de résidence du sénateur Mike Duffy en lui faisant parvenir un chèque personnel de plus de 90 000 $.  Rappelons que le sénateur Duffy, un non élu,  doit rembourser des dépenses de résidence à la suite d'un rapport indépendant d’une firme de vérification. 

Deux nouvelles controverses  qui s’ajoutent à la longue liste déjà peu reluisante de notre Canadian Prime minister qui se plaît à se décrire comme le symbole de l’intégrité et de la rigueur.  C’est SON application politique des paroles proverbiales de Saint-Mathieu dites à propos de quelqu’un qui se dispense d’appliquer les conseils qu’il donne à autrui.

Les enfants de l’école primaire de tantôt pourront méditer la sainte citation : “Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais“ et ils pourront constater que tout Premier ministre qu’il soit, Monsieur Harper, n’est pas un exemple et un modèle pour leur génération.  Ils pourront aussi juger qu’entre un simulacre de striptease et une dérive de la pensée, le mot expérience n’est pas simplement l’addition des années à  occuper une fonction. Ce vertueux politicien nous en donne trop régulièrement la démonstration.

Durant que le Québec se dépatouille avec SES magouilles politiciennes, sur l’autre rive de la rivière des Outaouais ça semble être un “free for all“ : les dérapages se multiplient.

L’Égypte a eu ses dix plaies.  Le ciel est tombé sur la tête des Gaulois dans la bande dessinée. La France tente de se sortir des années Sarkozy.  Nos voisins du Sud furent mis à mal par le passage de George W. Bush.  Berlusconi hante encore la vie politique en Italie.  Poutine règne en star dans sa Russie. Bachar el-Assad s’amuse à massacrer son peuple.  Bibi colonise envers et contre tous.  Mahmoud Ahmadinejad, en Iran, et Kim Jong-un, en Corée du Nord, développent leur jouet nucléaire, en n’oubliant pas les conflits qui perdurent en Irak, en Afghanistan, au Mali, au Soudan et en Somalie, et assurément j’en oublie ; Monsieur Harper, notre Canadian Prime minister, se congratule pour les actions posées par SON gouvernement qui ramène SON Canada à l’époque   des dinosaures. 

Et nous, simples citoyens, nous subissons toutes ces inepties, ici et d’ailleurs, en souhaitant des jours meilleurs.  Georges Brassens décrit assez bien les sentiments de Monsieur et Madame Tout L’Monde dans sa chanson Le Mécréant J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier. Qu'est heureux comme un pape et con comme un panier. 

Tous les joyeux lurons cités plus haut ont transformé ou transforment la planète au gré de leurs fantaisies où les simples citoyens que nous sommes, jouons des rôles de figurants ou tout simplement de pions.  Et en plus, nous les reconduisons invariablement, à périodes fixes, à continuer leur œuvre de démolition.  Nous serions masos qu’il ne faudrait pas se surprendre. C’est à désespérer de la race humaine. (B.F. – Le 17 mai 2013)