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Analyse sociale et politique
   Accueil            17.04.2013 - “J“ comme jugement

“J“ comme jugement

La plus simple définition que nous pouvons donner au mot JUGEMENT est la capacité d’un individu à démontrer sa faculté d’appréciation, d’évaluer une situation, une personne ou un événement.  Force est de constater que cette capacité de jugement n’a pas été distribuée d’une façon égale à tous les individus que nous côtoyons.   Le dernier exemple nous vient du Parti conservateur du Canada dont le chef est notre actuel “Canadian Prime Minister“. Ce n’est pas la première fois qu’il nous est donné de remarquer  cette absence de jugement.  Le Parti conservateur semble en avoir fait une marque de commerce. C’est le “trade mark“ du Parti de Stephen Harper. 

Je suis loin d’être un “fan“ de Justin Trudeau, mais de là à lui consacrer, moins de vingt-quatre heures à la tête du Parti libéral du Canada, des publicités négatives, hargneuses comme le fait le Parti de Stephen Harper, c’est la démonstration claire d’une absence de jugement.  Ce n’est pas la première fois que le Parti de Stephen Harper  utilise de telles attaques vicieuses contre un adversaire et cette façon de faire  sera utilisée encore : c’est dans leur culture politique.  Culture politique qui s’inspire de la bonne vieille méthode du Parti républicain de ce bon vieux George W. Bush, le maître à penser de notre “Canadian Prime Minister“.

Que Justin Trudeau n’aie pas l’expérience et une feuille de route blindée, rien de déshonorant à cela.  Celui qui occupe la place présentement, et qui autorise cette publicité négative, n’en avait guère plus à son arrivée.  Et sept ans plus tard, nous devons admettre que  ce n’est pas plus brillant.  Sept ans d’expérience ne lui auront rien appris si ce n’est  d’avoir développé une plus grande désillusion de la population envers la classe politique.  Ce n’est pas de le diaboliser, c’est la triste réalité.  L’arrivée de Justin Trudeau, sans être la révélation du siècle,  ajoute à la dynamique électorale. Il représente autre chose  que les retours en arrière de notre actuel “Canadian Prime Minister“.  L’arrivée du nouveau chef du Parti libéral du Canada ajoute au choix offert à l’ensemble de la population. 

Le troupeau conservateur, d’ici l’élection d’octobre 2015,  pourra toujours ânonner son bilan très peu reluisant sur le plan international, son empiètement dans des champs de compétence des provinces,  sa transparence partisane et tout son bla-bla sur la santé économique du pays.  Bilan économique positif en grande partie dû aux décisions prises par les  gouvernements Chrétien et Martin.  Le gouvernement conservateur n’a que réussi à nous ramener dans la spirale d’une dette que les précédents gouvernements libéraux avaient commencée à maîtriser.

Ce n’est pas de  diaboliser le gouvernement dirigé par Stephen Harper, c’est la triste réalité.  Lorsqu’on ne peut s’attaquer aux messages, rien de plus grotesque que d’attaquer le messager, c’est la stratégie électoraliste du Parti conservateur qui s’inspire de la légende du Bonhomme sept-heures.  Dans ce sens, tout inexpérimenté soit  Justin Trudeau ou Thomas Mulcair ne pourront faire pire. 

Rappelons-nous que le Parti conservateur, à la mode progressiste,  tenait son caucus des députés dans une cabine téléphonique. Souhaitons-nous que les prochains caucus du Parti conservateur, après le 15 octobre 2015, se tiennent ailleurs au milieu de nulle part.

Le NPD suite au décès de Jack Layton s’est donné un nouveau chef.  Le Parti libéral canadien a couronné Justin Trudeau.  Le Bloc québécois après son lessivage compte sur Daniel Paillé.  Peut-on rêver que les conservateurs les plus progressistes, s’ils en restent, indiquent la porte de sortie à Stephen Harper ?  C’est une simple suggestion.   La grogne ne couve-t-elle pas actuellement dans les rangs du Parti conservateur ?  Le Canada dans son ensemble en sera gagnant.  (B.F. – Le 17 avril 2013)