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Analyse sociale et politique
   Accueil            17.02.2014 - On ne peut qu'en rire, même si c'est triste

On ne peut qu’en rire, même si c’est triste

Intelligence et puissance ne sont pas des automatismes, ils ne sont pas synonymes et cohabitent difficillement dans les êtres humains.  Deux manchettes dans les médias le soulignent clairement dans les derniers jours.  Nos voisins du Sud, ceux que nous appelons les américains, en font les frais.

Premièrement,  25% des Américains ignorent que le Terre tourne autour du soleil (note 1). Même s'ils le savaient, ils n'y croiraient pas :  c’est plus ou moins 80 millions d’individus qui s’imaginent toujours le centre de l’univers.

Tout comme plusieurs ne croient pas encore que Neil Armstrong (note 2) aie  été le premier homme à marcher sur la lune le 21 juillet 1969. Pour beaucoup d’entre eux, c’est une animation quelconque, digne des studios de Disney. À chacun ses limites : on ne peut être bon dans tout.

Deuxièment, le système métrique aux Olympiques frustre des téléspectateurs américains  (note 3). Ils sont encore à l’époque  des pouces, des pieds, des verges et des milles. Les États-Unis sont un des rares pays avec le Libéria et la Birmanie à ne pas avoir adopté le système international.  Pour eux, New York – Montréal avec ses 371 milles, c’est moins loin que les 597 kilomètres. Pour eux,  1 mille = 1.6 kilomètre et 1 pouce = 2.5 centimètres, c’est du chinois.

Ces deux constatations s’ajoutent  à quelques autres réalités.  Richard LE HIR dans une chronique publiée en 2012 (note 4) nous en présentait quelques unes.  L’empire américain est en déclin : la chute est lente et inéluctable.  Ça ne sera pas une première, plusieurs empires au fil de l’Histoire se sont écroulés et ont sombré dans l’oubli. Les Mayas, les Incas, les Égyptiens, les Mongols, pour ne citer que ceux là, enrichissement nos encyclopédies.  Ces civilisations ne sont plus que des histoires anciennes.  Dans un avenir rapproché, l’histoire de nos voisins se conjugera au passé.  Ils sont responsables de leur déclin quoique les autres nations  leur ont demandé d’être les gendarmes aux quatre coins de la planète, rôle qu’ils ont assumé. Sans eux, la conclusion de la Deuxième guerre aurait été différente et le monde aurait été dessiné d’une autre façon.  Mais aussi, nous devons reconnaître qu’ils se sont embourbés en quelques occasions : le Vietnam, l’Afghanistan, l’Irak pour ne citer que les plus désastreuse. À ces décisions géo-politiques douteuses, il ne faut pas oublier qu’ils supportent clairement quelques dictatures à travers le monde. 

Ses choix au niveau de leur politique internationale s’ajoute aussi des choix politiques au niveau intérieur qui ont marqués la destinée de plusieurs pays.

On se souviendra de l’affirmation de Georges W. Bush, 43e président des États-Unis Ou vous êtes avec nous, ou vous êtes contre nous“.  Durant sa présidence, l’inneffable Georges W. a créé plus de problèmes qu’il en a solutionnés.  Selon plusieurs analystes, Georges W. se retrouve en 43e position et dernière place des présidents ayant démontré le moins d’aptitudes à diriger les États-Unis.  Toujours selon ces analystes, il fait moins bonne figure que Richard Nixon, c’est vous dire. Laissant ainsi à ses successeurs la tâche de rétablir la crédibilité de cette puissance.

Qui plus est, il aura été un modèle pour certains autres dirigeants.  Au Canada, il est encore un modèle.  Notre canadian Prime minister s’en inspire et par procuration nous subissons son idéologie à caractère religieux.

Georges W. en compagnie de Stephen Harper et Nicolas Sarkozy  ont démontré que la puissance n’est pas synonyme de vision.    Nous sommes à des années lumière des John F. Kennedy, Pierre Elliot-Trudeau, Charles De Gaulle. 

Pour éviter  d’autres années de grande noirceur, comme le soulignait un observateur : Il faut être ouvert d'esprit aux grandes propositions des politiciens….. il faut impérativement recommencer à s'impliquer au niveau politique pour assurer un renouvellement de la classe politique…..si la population continue à se désengager de l'arène politique pour prendre la place d'acteur passif, nous atteindrons un point de non-retour…… il faut faire face à nos responsabilités de citoyens et réparer nos erreurs“.  Le dicton ne dit-il pas que “nous méritons les politiciens que nous avons“.

Le désenchantement de la population envers la politique fait l’affaire de certains charlatans qui n’attendent que ce moment pour faire main basse sur tout le processus démocratique.  Jean-Marie Proth a bien défini cette nouvelle race politicienne dans son bouquin : Les parasites de la République (Note 5). 

“Ne songer qu’à soi et au présent, source d’erreur dans la politique“, disait La Bruyère.  Le déclin de l’empire américain n’est pas seulement la chute des USA, c’est aussi le nôtre.  (B.F. –Le 17 février 2014)

Note 1 : http://www.lapresse.ca/sciences/201402/14/01-4738911-25-des-americains-ignorent-que-le-terre-tourne-autour-du-soleil.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_sciences_1817902_accueil_POS3

Note 2 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Neil_Armstrong

Note 3 : http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/02/14/le-systeme-metrique-aux-olympiques-frustre-des-telespectateurs-americains-twitter_n_4789577.html

Note 4 : http://www.vigile.net/La-chute-brutale-de-l-empire

Note 5: 

http://books.google.ca/books?id=qVumTQ1e_1oC&pg=PA127&lpg=PA127&dq=nous+avons+les+politiciens+que+nous+méritons&source=bl&ots=fqTHgeOR19&sig=NRE4BQNkGPsm78abQE9AtenlEwc&hl=fr&sa=X&ei=9fb_UpzHJYTuyAHvj4FI&ved=0CEIQ6AEwBA#v=onepage&q=nous%20avons%20les%20politiciens%20que%20nous%20méritons&f=false