hda-québec.com
Analyse sociale et politique
   Accueil            16.09.2014 - Pourquoi pas ?

Pourquoi pas ?

Selon B’nai Brith, Stephen Harper mérite le prix Nobel de la paix.  Notre Canadian Prime minister aurait fait la preuve d’un leadership moral hors du commun au niveau international. Rien de moins.

Pourtant le Festival Juste pour Rire de Montréal est terminé et le Festival du Grand Rire de Québec n’est pas encore commencé.

Avant de faire une telle proposition, il est vrai que cette association n’avait pas lu ou entendu la déclaration d’un ancien prédécesseur de Monsieur Harper.  Joe Clark,  ancien premier ministre progressiste conservateur et ministre des Affaires étrangères,  critique sévèrement et reproche à Stephen Harper de ne pas être vraiment intéressé par les discussions multilatérales dans les relations internationales.  En se peinturant dans le coin d’Israël, le Gouvernement canadien a perdu toute crédibilité et n’a plus aucun rôle utile dans le conflit au Moyen-Orient.  Lui et son gouvernement ont saboté tous les efforts de ses prédécesseurs depuis Lester B. Pearson, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1957. 

Comme le soulignait un autre ancien Premier ministre canadien progressiste conservateur, le mot progressiste n’était pas seulement accessoire.  Pour Brian Mulroney, tout en développant une certaine vision conservatrice dans certains domaines, il valorisait la notion de progressiste dans  d’autres domaines.  Mais l’actuel Premier ministre étant un importé du “Reform Party“, ce mot ne fait pas partie de son vocabulaire.  Il a retient seulement la notion de conservateur à l’état pur et s’inscrit en droite ligne dans la pensée de son maître, l’ancien Président des USA, cet ineffable George W. Nos voisins du Sud ne l’ont plus dans les pattes, mais au Nord du 55e parallèle, nous devons nous farcir sa copie jusqu’en octobre 2015, à tout le moins.

Sur la scène internationale, le Canada doit être considéré comme un pays conservateur et si la tendance se maintient, très bientôt monsieur Harper aura une nouvelle alliée en la personne de Marine LePen.  Ça sera à nous faire regretter ce bon vieux Sarko.  

Dans plus ou moins 13 mois, les Canadiens auront un choix à faire: Justin Trudeau, un néophyte ou Tomas Mulcair, surnommé l’abrasif.    Mais c’est deux derniers, en général dans leurs discours, rejoignent un peu plus la pensée de la grande majorité de la population, surtout au Québec.  Mais  pour “The rest of Canada“, monsieur Harper demeure un symbole: de droite, monarchiste et “va-t-en-guerre“. C’est à nous faire regretter la présence de Jean Chrétien. C’est vous dire.  (B.F. - Le 16 septembre 2014)