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Analyse sociale et politique
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16.01.2009 - Un sujet tabou

Depuis quelques semaines, que dire, depuis des décennies nous sommes régulièrement interpellés par le conflit israélo-palestinien. Il dure, il dure à n'en plus finir.  Et d'une façon générale, c'est aussi un sujet TABOU.  Comme le dit notre ami Gérard D. Laflaque, entre les guillemets, il semble toujours malvenu de critiquer la position d'Israël.  Dès que vous levez la voix contre leur riposte, leur guerre, leur envahissement, leur bouclage et que sais-je ?  Vous avez une forte probabilité d'être accusé d'anti-sémitisme et de promouvoir la violence et le terrorisme.  C'est leur discours dominant.

Plus de mille morts, une forte majorité d'enfants, dans le camp palestinien et plus ou moins vingt dans le camp israélien et leurs forces armées continuent à pilonner la Bande de Gaza, territoire à peine plus grand que l'île de Montréal. Au Télé-Journal de la SRC, un  représentant de cette communauté à Montréal commentait, professeur de son état à l'Université de Montréal,  c'est pour lui une évidence : jamais, au grand jamais Israël ne pourra gagner cette interminable guerre contre les palestiniens.  Les racines de la haine sont trop profondes.  Sans dire que le tout remonte au temps biblique, cette haine est viscérale et s'inscrit  dans la création même de l'état d'Israël.  En créant ce pays en 1948 et en donnant ces terres palestiniennes au peuple juif, l'ONU semait une discorde éternelle.  Et depuis ce temps, nous en sommes rendus, à je ne sais plus à quelle "itième" guerre :  notre professeur de tantôt en a énuméré les principales.  C'est effarant comme scénario, et encore ce n'était que les plus connues et les plus médiatisées.

Toujours selon notre professeur, la seule solution réside dans une entente respectueusement négociée où Israël devra renoncer à certains gains faits par la force des armes.

L'autre clé d'un éventuel succès se trouve entre les mains de la majorité des pays occidentaux,  et particulièrement des Etats-Unis, principal allié de l'état hébreu, qui devront durcir le ton et obliger Israël à des concessions.  Bill Clinton avait fait des efforts, notre ineffable George W. a fait le contraire, c'est à souhaiter que Barak Obama, avec la complicité d'Hillary Clinton, pourront amener leur allié à entamer des négociations sérieuses pouvant ultimement aboutir à un accord de paix durable.

Cette nouvelle crise au  Moyen-Orient ne fait que démontrer l'impuissance de l'ONU à régler un conflit.  Et ce n'est pas la première fois que cette organisation ne peut remplir son mandat.  Tant et aussi longtemps qu'elle ne pourra avoir un pouvoir légitime d'ingérence dans les affaires d'un  état, nous serons confrontés à des conflits sanguinaires, les exemples sont multiples.  Que l'on pense au Ruanda, à Haïti, à la Somalie, au Congo, au Kosovo, au Darfour et "name it" comme le dit notre marionnette à trois dimensions, nous assisterons à des génocides, des épurations ethniques, des régimes corrompus.  Et notre bon ex-général et sénateur Dallaire aura des dossiers à n'en plus finir. 

Et durant tout ce temps, nous assistons à la guerre des déchets, désolant et même pas drôle comme spectacle.  Tout compte fait, ma guerre préférée demeure  la légendaire Guerre des tuques, mise en scène par André Mélançon.  Allez, hop cascade ! Lecavalier à Montréal, ça c'est important ??? (B.F. – Le 16 janvier 2009/ La Voix de l'Est - Le 16 janvier 2009)