hda-québec.com
Analyse sociale et politique
   Accueil            16.01.2008 - La langue de chez-nous, une...

16.01.2008 - La langue de chez NOUS, une histoire à réapprendre

En 600 mots, faisons 6000 ans d'histoire. Nos ancêtres  les Gaulois faisaient partie des Celtes. C'était il y a cinq mille cinq cents ans. Vers l'an 500 avant notre ère, trois cultures distinctes se partageaient le passé, le présent et l'avenir: les Celtes au nord de l'Europe, les Grecs à l'est à l'apogée de leur art, les Romains au sud entamant  leur destin exceptionnel; mais ils durent se battre contre les Germains  et tout dernièrement, il y a un millénaire et quelques siècles, contre les Slaves. Et de combats en batailles, nos ancêtres les Gaulois acculés à l'Atlantique, sont confrontés successivement à tout ce beau monde  y perdant en cours de route leur langue et  leur civilisation.  Ce fut la grande déconfiture.

Les Gaulois ne sont pas disparus par magie et ne sont pas devenus Français du jour au lendemain. La Gaule a été mise à feu, à sang et à sac.  Le grand héros de ce carnage: Jules César.  Tous les Gaulois des villes se mirent au latin. Il y a eu alors le Gaulois des villes et  le Gaulois des champs.   Et puis un beau jour l'assimilation fut achevée, plus personne ne parlait   gaulois... fini... terminé...

À cause de certaines magouilles de Charlemagne et de ses fils, l‘ancien français naquit en 842,  quelque trois cent cinquante ans après la chute de l'Empire romain.

Si le français aujourd'hui est pour tous les francophones une langue si difficile, il le doit  au créateur de l'Académie française, un corps policier mis sur pied en 1635 par le cardinal de Richelieu pour réglementer  la langue des Français.

Le 20 avril 1534 un certain Jacques Cartier, natif de Saint-Malo, quitta les confins de la Bretagne et de la Normandie pour la Chine. Il aboutit à Terre-Neuve le 10 mai de la même année.

Il faut attendre Jean Talon, pour assister à une implantation significative de nos ancêtres, en tout une quinzaine de milliers d'émigrants catholiques.  Sans cette vaguelette, nous ne serions pas ici et il n'y aurait jamais eu de français en Amérique.  À la conquête en 1763, la Nouvelle-Angleterre comptait un million cinq cent mille habitants;  la Nouvelle-France : 65,000 habitants. Nous étions tous dans le pétrin, tout comme nos ancêtres les Gaulois, conquis par les Romains.  C'est la révolution américaine qui sauva nos ancêtres du désastre final.  Suite à la révolution américaine, la France aurait pu exiger  le retour de la Nouvelle-France dans son giron pour le prix de sa participation à la victoire des Américains.  Elle préféra quelques îles à épices des Antilles.   La France renonçait aux Français de Nouvelle-France pour de bon.  C'est de là qu'est apparu l'expression:  "Maudits Français en m...e".

Le français survivra-t-il sur les rives du Saint-Laurent ? Deux langues peuvent-elles cohabiter dans un même pays ?  Il n'est évidemment pas vrai que le Canada place depuis toujours ses deux langues officielles sur un pied d'égalité; les anglophones savent très bien que notre démographie se chargera de supprimer l'exaspération que nous causons en mettant fin à l'existence du français au nord du 49e parallèle,  statistiques à l'appui.

Survivre n'est pas suffisant, il faut vivre ou mourir, or vivre suppose des efforts de langage, nous n'avons pas le choix.  Pour y arriver, il faut renouer nos liens avec  notre Histoire.  Il y va de la survie  de notre langue et de notre culture.  Les réponses se retrouvent à l'école, dans la famille et dans les médias.  Nous serons toujours entourés par plus de 300 millions de parlants anglais.  Nous devons avoir le désir profond de nous épanouir, sinon nous finirons comme nos ancêtres les Gaulois....  fin  des émissions... (B.F. -  Le 16 janvier 2008/La Voix de l'Est - Le 16 janvier 2008)