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Analyse sociale et politique
   Accueil            15.04.2014 - Aristote, Orwell, Einstein l'ont déjà dit

Aristote, Orwell, Einstein l’ont déjà dit

Mais l’homme s’en fout

Une fois de plus l’actualité confirme l’Histoire.  L’histoire de l”humanité tend à se répéter.  Nous avons oublié que la roue a été inventée 3100 ans avant notre ère.  Et que les boutons à quatre trous datent du 19e siècle. Mais la connerie humaine n’a pas d’âge, elle semble perpétuelle. 

Selon Georges Orwell chaque génération se croit plus intelligente que la précédente et plus sage que la suivante.  C’est déjà une de nos grandes erreurs.  Nous aurions un intérêt à relire notre histoire, ça nous éviterait de refaire les mêmes bêtises que nos ancêtres.  Mais nos systèmes d’éducation privilégient les mathématiques, les sciences pûres, les langues, l’économie.  L’histoire, ça sera pour plus tard, si le cursus professionnel le permet. Et dans la nouvelle réalité, il ne le permet jamais,  ici comme ailleurs.  Ce qui fait en sorte que nous sommes un peu plus crétin individuellement et collectivement.  Nous pouvons aller sur la lune et dans l’espace, mais une partie importante de l’humanité crève de faim, vit dans l’insécurité totale et la précarité la plus complète. mais nous avons inventé des ordinateurs de plus en plus petits et  le lait en poudre pour les populations des pays qui vivent une sécheresse.  On n’arrête pas le progrès.

Orwell, notre contemporain, l’a déjà écrit avant-hier.  Il y a près de 2500 ans, un autre humain s’était amusé à analyser les affaires humaines.  Mais nous devons conclure qu’il a parlé dans le vide absolu.  Pour ce philosphe grec l’homme est un animal à un plus haut degré qu’une quelconque abeille.  Son signe distinctif est qu’il possède la parole. 

Le Québec sort tout récemment d’une campagne électorale dans laquelle il s’est dit beaucoup de choses souvent insignifiantes où tous les partis politiques avaient un remède, entre autres, pour guérir ou améliorer un système d’éducation mal en point, selon eux. Le Parti québécois se plaint que la jeune génération n’a aucun intérêt pour la cause souverainiste.  À peu près tous les commentateurs se plaisent à dire que la jeune génération, toujours elle, se désintéresse de la vie politique.  Les plus vieilles générations se disent qu’avec les jeunes d’aujourd’hui, la société court à sa perte.  Remarquez bien, cette litanie de plaintes envers les jeunes n’est pas nouvelle.  Aristote dans son temps, 350 ans environ avant notre ère s’amusait à dire qu’avec les jeunes qui grandissaient autour de lui, l’avenir ne serait pas glorieux et que l’humanité courait à sa perte. Ce n’était peut-être pas dans ses mots, mais ça respecte l’essence de sa pensée.  Et depuis des siècles, la génération qui précède la suivante s’amuse à faire une telle affirmation. 

Tous les systèmes à travers le monde sont loin de la perfection.  La pauvreté, la faim, les guerres de toutes sortes empoisonnent l’existence de tout le monde depuis la nuit des temps. Toutes les générations, depuis Adam et Ève, s’évertuent à se détruire et à détruire leur environnement. 

Une nouvelle du jour nous annonçait que les dépenses militaires à l’échelle mondiale avaient diminuées.  Pour la dernière année, les états auront dépensé moins. Mais ils auront tout de même dépensé près de 2,000 millards de dollars pour se faire peur et emmerder la vie de tous les citoyens quand ce n’est pas pour en tuer plus  et le plus rapidement possible.

Ce ne sont pas les timorais ou les béninois qui sont les plus grands pollueurs de la planète.  Ce sont la Chine avec son charbon, les États-Unis avec son parc automobile polluant qui sont les principaux empoisonneurs de la planète.  Mais ces deux pays font rouler l’économie de la planète, nous disent nos gourous financiers.  Ne dit-on pas au Canada: Lorsque les États-Unis éternuent, le Canada attrape la grippe.

C’est évident qu’Aristote ne s’est pas attardé à la pollution et aux dérives économiques de notre millénaire,  quoiqu’il devait y avoir quelques agents pollueurs ou exploiteurs dans la cité.  Il s’est surtout attardé à ce qui se jouait autour de lui. Lhistoire n’est plus enseignée, s’imaginer que la civilisation grecque le sera, c’est croire au Père Noël ou prendre ses désirs pour des réalités.

L’homme animal politique disait Aristote.  Ici et ailleurs le citoyen “ben ordinaire“ est plutôt dans une jungle politique où règne le fausse interprétation, la falsification, la tromperie, l’hypocrisie, l’individualisme et la perversion de la vérité.  Que de chemin parcouru depuis Aristote.  L’humanité a évolué se plaît-on à se dire et surtout à nous faire dire.  C’est sûrement à cause de la jeune génération ?

Albert Einstein a déjà dit : Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue.

C’est à se demander si nous ne saurions pas mieux gouverné par Mickey Mouse ou Donald le Canard ?  (B.F. – Le 15 avril 2014)