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Analyse sociale et politique
   Accueil            12.08.2015 - Il y a les doubles discours et les discours creux

Il y a les doubles discours et les discours creux

La présente campagne électorale canadienne nous apprend qu’en politique il y a des doubles discours, nous nous en doutions un peu.  Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti Démocratique (NPD) et aspirant Canadian Prime minister en serait une victime :  il a une vérité au Québec et une vérité en l’Alberta.  Il nous reste à deviner laquelle est la bonne ?

Mais, il y a pire que le double discours de Thomas Mulcair.  Le chef du Parti conservateur du Canada, celui qui a été notre Canadian Prime minister du 6 février 2006 au 1er août 2015, nous impose ses formules creuses : il ne fait que poursuivre son action “politicailleuse“.  Il s’est créé un style va-t-guerre et il nous tricote des arguments sur un éventuel attentat terroriste dont le Canada serait la cible.  Il brandit l’insécurité comme étant un élément important de sa présente campagne.  Il doit rêver dans son profond subconscient qu’une action terroriste se produise dans SON Canada  pour nous démontrer qu’il a raison.

Après voir criminalisé les voyages dans certains pays sous l’emprise de l’État Islamique, il va sûrement nous décréter qu’il est aussi criminel de voter pour le Nouveau Parti Démocratique.  Déjà que son royaume albertain est passé aux mains du NPD, il supporterait très mal se voir emporter par une vague orangée canadienne.  Se faire indiquer la sortie par des néo-démocrates serait pour lui une insulte suprême.  Pourtant, c’est une éventualité.  Les Albertains ont eu cette audace,  les Canadiens l’auront-ils ?  La réponse nous sera donnée le 19 octobre prochain.  À moins que le fils d’un ancien Canadian Prime minister sorte de sa torpeur et qu’il prouve qu’il a les capacités pour diriger le plus meilleur pays du monde.

Pour le plus grand bien de la population canadienne, c’est Anyone but Harper :  ça ne peut être pire.  Une défaite aux mains de Justin Trudeau serait moins catastrophique qu’une défaite aux mains de Thomas Mulcair.  Une victoire libérale, pour ce cher Stephen, s’inscrirait dans le processus d’alternance politique de SON Canada. Un petit tour au Parti conservateur, un petit tour au Parti libéral.  Ça ne ferait que confirmer  148 ans de notre histoire.  Jamais un troisième parti n’a réussi à casser un tel moule.  S’il fallait que le parti du Thomas Mulcair réusssisse, ça serait une première dans l’histoire DU Canda de ce cher Stephen.  Pourra-t-il s’en remettre ?  Pourra-t-il se contenter de n’avoir été que le 22e Canadian Prime minister ?  Pouura-t-il vivre avec le fait d’avoir ouvert la porte à un premier gouvernement de centre gauche dans SON Canada ?   Lui qui avait comme idoles Margaret Thatcher, Ronald Reagan et Georges W.  À tout le moins, il fera des cauchemars.  Après avoir digéré cette rebuffade, il pourrait toujours se recycler ou se venger comme chef du parti conservateur de SON Alberta et tenter de reconquérir SON domaine. (B. F. Le 12 août 2015)