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Analyse sociale et politique
   Accueil            11.04.2014 - Il y a des limites

Il y a des limites

Les résultats de l’élection du 7 avril dernier  démontrent quelques vérités que la population québécoise n’est pas prête à vivre ou même à saisir.  Mais veut-elle les voir ?

Le paraître l’emporte toujours sur l’être: l’image, toujours l’image qui gagne sur la pensée.

Entre le dire et le faire, il y a encore un long chemin à parcourir.  Plus terre-à-terre, les bottines suivent rarement les babines.  Les Québécois sont les dignes héritiers de leurs ancêtres Français: beaux parleurs, petits faiseurs.  La seule révolution qui aura été faite aura été tranquille. Des révolutionnaires de salon, pourrions-nous dire.

La langue française, c’est surtout pour les panneaux routiers et les dépliants touristiques.

Leurs valeurs ressemblent de plus en plus à celles de leurs voisins du Sud.  À force de regarder leurs chaînes de télévision,  les films américains et d’écouter la musique en anglais; l’assimilation se fait tout doucement et sournoisement.  Old Orchard ou Atlantic City en été,  la Floride, en hiver sont en banlieue, le magasinage à Plattsburg et leur aéroport à Burlington, c’est dans leur quotidien.

Sans s’en rendre compte ou en ne voulant tout simplement pas le savoir, les Québécois deviennent les prochains cajuns sans avoir été déportés.

Le Be or not to be de  Shakespeare se modifie pour devenir Appear and die.  En plus d’être les descendants des premiers colons venus de France, les Québécois doivent avoir un ADN se rapprochant de l’ADN d’Ésaü qui s’était vendu pour un plat de lentilles.

En regardant les résultats et l’insouciance face à leur destinée, nous pouvons affirmer que les Québécois n’ont pas saisi la signification de la devise du Québec: Je me souviens.    Il se rapproche de plus en plus de: Pourquoi faire simple, lorsque l’on peut tout compliquer.  Nous savions que nous étions des nuls en histoire; le Vox-Pop de Guy Nantel en est une joyeuse démonstration. (note 1)  Ce n’est pas parce qu’on rit que c’est drôle.

Le Parti québécois a à faire l’analyse de sa catastrophe.  Mais les Québécois auront aussi à méditer sur ce qu’ils ont été, sur ce qu’ils sont et sur ce qu’il veulent devenir et être.  Le Québec, terre francophone en Amérique, se retrouvera-t-il seulement dans les livres d’histoire et sera-t-il seulement la passion des anthropologues ?  Les Québécois seront-ils les fossiles de demain ?

To Be or Not to Be, that is the question se demandait Shakespeare ?  L’avenir des francophones du Québec, les Québécois de demain,  ressembleront-ils à ce qu’il est advenu de nos ancêtres très lointain, les Gaulois assimilés: plus de sons et d’images ?  C’est un fait historique, l’histoire a tendance à se répéter, ne l’oublions pas.

L’accueil, le caractère bon  enfant, le crucifix à l’Assemblée nationale, la langue, la culture, l’histoire et même la poutine deviendront-ils des vestiges de ce que les Québécois auront été.

La tolérance a des limites. La tolérance est une attitude ou une vertu, mais elle exige, en même temps, la vigilance, il ne faut pas abuser de la permission.

Faut-il constamment se rappeller que le Québec est francophone par sa langue et sa culture depuis près de 500 ans;  le Québec a un fondement catholique par tradition. Ce sont nos racines qui faconnent nos valeurs.

À ceux et celles qui viennent s’établir chez nous,  l’exigence est simple. La population du Québec a ses manières de penser, de vivre, de parler.  La population du Québec est indulgente d’une manière générale, mais il y a des limites à ne pas dépasser. Il faut retenir l’expresssion, vieille comme le monde: À Rome on fait comme les Romains.  Sinon passez votre route, vous avez le choix d’aller ailleurs. Le “melting pot“ culturel se situe un peu plus au sud. (B.F. – Le 11 avril 2014)

Note 1: http://www.youtube.com/watch?v=1I9mpgNR6v8&feature=youtu.be