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Analyse sociale et politique
   Accueil            11.02.2015 - Tant qu'à y être...

Tant qu’à y être….

Notre omnipotent ministre de la Santé et des Services Sociaux du Québec, semble avoir oublié de fusionner une catégorie d’établissements dans sa récente réforme.  Tant qu’à y être, pourquoi pas ajouter les hôpitaux vétérinaires à sa démentielle réforme.  Tant qu’à dénaturer un réseau qui a plus un besoin d’oxygène qu’une nouvelle crise de “structurite“ aiguë.   Tant qu’à réformer, un petit effort.

Nous sommes très loin de la proximité du client prônée par un de ses prédécesseurs.  Marc-Yvan Côté, dans les années 1990 voulait que les usagers, les clients, les bénéficiaires, les patients, les résidants soient au centre de l’action.  Pour l’actuel ministre, c’est lui qui fait l’action. 

Pour notre bon docteur Barrette, les usagers, les clients, les bénéficiaires, les patients, les résidants sont à  des années lumière de ses préoccupations.  Sa réforme avant les besoins de la population : c’est du “me myself and I“.  Que nous sommes choyés, lui, il sait ce qui est bon pour nous.

Tout comme son collègue de l’Éducation, un autre bon docteur, il n’a pas eu accès à la bibliothèque du Parlement où il aurait pris connaissance du rapport sur le système de santé que prônait Claude Castonguay.  Mais pour ce bon docteur, le Père du système de santé québécois devrait être à la retraite dans un de ses nouveaux centres intégrés.

Qui plus est, il aurait pu communiquer avec Marc-Yvan Côté pour s’instruire de la marche à suivre pour l’implantation d’une nouvelle réforme.    Par contre, notre bon docteur sait le comment, le quoi, le pourquoi, le où, il est médecin spécialiste : il ne faut pas oublier. Notre bon docteur donne la preuve que l’on peut être un bon médecin et un très mauvais ministre de la santé. C’est à se demander s’il peut marcher et mâcher de la gomme en même temps. Marc-Yvan Côté était tout simplement professeur avant de faire carrière en politique : il avait possiblement suivi des cours de pédagogie ; ce que n’a pas fait notre bon docteur ou il a choisi de faire l’école buissonnière si de tels cours lui était offert. 

La population du Québec a l’habitude de subir de folles réformes décrétées par des apprentis sorciers.  L’actuel premier ministre, au début des années 2000, n’a-t-il pas décrété pour le plus grand bien de tous, disait-il,  qu’il fallait fusionner les centres hospitaliers, les CLSC et les centres d’hébergement, tous les Québécois sont devenus des patients à guérir.  Que l’actuel ministre continue l’œuvre de démolition du réseau n’a rien de surprenant, il ne fait que poursuivre le travail du bon docteur Couillard.  C’est vous dire tout le travail de reconstruction que devra faire un prochain ministre.

Ce tonitruant ministre, en plus de fantasmer sur sa réforme, décrète que ses anciens collègues sont des paresseux et qu’ils devraient augmenter, en nombre, leurs clients.  C’est à se demander comment un être soi-disant intelligent, il est médecin tout de même, peut dire autant de conneries en si peu de temps.  Le son des casseroles commence à se faire entendre au loin. 

Il y a une expression qui dit qu’il ne faut pas faire entrer un éléphant dans un magasin de porcelaine.  L'association de ces deux termes permet de constater la maladresse d'une personne et figure qu'elle risque de faire beaucoup de casse.

Pour le plus grand bien de tous les Québécois, quelque part en 2018, la solution est de retourner nos trois médecins à la pratique privée où ils seront plus utiles, espérons-le.

D’ici-là, souhaitons-nous bonne santé et un médecin famille à tous les Québécois.  Il y va de notre survie.  (B.F. – Le 11 février 2015)