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Analyse sociale et politique
   Accueil            10.01.2016 - Telle est la question
Telle est la question (note 1)
 
La politique étrangère du Canada a-t-elle vraiment changé depuis l’arrivée de Justin Trudeau ?  À l’usage nous pouvons en douter  sérieusement.  Sous les gouvernements Harper, avec son style va-t-en guerre, nous pouvions comprendre : ils ne pouvaient condamner ce qu’ils prônaient.  Pour ce qui est du gouvernement Trudeau fils, nous nous serions attendus  qu’il défende les droits de l’homme dans les pays où   une dictature est le mode de gouvernement.  Ça ne semble pas être dans l’ADN hérité de son paternel.
 
Pour lui et ses conseillers, il faut ménager l’Arabie Saoudite, pays hautement démocratique, comme nous le savons tous.  C’est “Business as usual“ : le commerce avant les droits de l’homme.  13 milliards de $  pour un contrat militaire valent plus que 47 vies.  Ils parlent même de ré-ouvrir l’Ambassade du Canada à Téhéran.  L’Iran étant aussi un pays à la fine pointe de la démocratie.
 
Il ne faudrait pas se surprendre que dans les prochains mois Trudeau Junior se rende à Pyongyang serrer la pince à Kim Jong-un, dictateur  comme son père en Corée-du-Nord.  Se pourrait-il que ces deux jeunots fondent l’Association Internationale Père-fils ayant dirigé un pays : pourquoi pas ? Ils pourraient introduire les Duvalier, à titre posthume, tout en réservant une place de choix à Hafez el-Assad dont le fils Bachar  a succédé à son père. Combien de morts à cause de ce cher Bachar ?  100,000 - 200,000 – 300,000 : allez savoir.
 
PET doit se ronger les ongles devant les inaptitudes internationales de son fils.  Il a des enseignements qui sont restés lettres mortes. Si l’affirmation de notre jeune Premier ministre “Canada is back“ a cette signification, nous ne pouvons, une fois de plus, que regretter Lester B. Pearson.
 
Notre cher Stephen doit être plié en deux et mourir de rire dans le fin fond de son Alberta.  Même pour la Russie de Vladimir, le président syrien doit se retirer pour permettre la création d'une coalition nationale et ouvrir la voie à des élections.
 
Si les États-Unis ont fait une prison à Guantanamo pour la détention des combattants illégaux, l’ONU devrait penser sérieusement à créer une prison sur une île, une grande île de préférence,  ailleurs au milieu de nulle part pour envoyer en exil tous les dictateurs qui empoissonnent la vie de populations innocentes et  victimes de ces dictateurs. Des hommes, enfants, femmes et personnes âgées auront ainsi la vie sauf.  Mais en lieu et place, le cauchemar  continue.    Les grandes puissances : USA, Russie, Chine, ne démontrent aucune volonté politique de mettre fin à ces carnages. 
 
Elles ont des milliards  de $ pour faire la guerre, mais elles n’ont pas un sous, un rouble ou un Yuan pour faire la paix.  La guerre, c’est bon pour la relance de l’économie claironnent les économistes dont  Paul Krugman, lauréat d’un Prix Nobel en 2008.  La preuve nous est  donnée que ce n’est pas parce que l’on est “nobelisé“ que l’on est plus intelligent que la moyenne des ours.  Caliméro  a encore raison.
 
Par contre, nous devons admettre  que le Canada malgré les gouvernements Harper n’a jamais connu un semblant de dictature que les populations de certains pays ont à vivre à tous les jours. Le Canada mérite ENCORE le titre de meilleur pays au monde où la vie y est agréable.  Il nous reste plus qu’à nous donner un gouvernement qui sera le meilleur gouvernement au monde. Cet objectif est entre les mains des prochaines générations : il n’y a rien d’impossible.  Mais les électeurs le veulent-ils ???  “That is the question“.  (B.F. - Le 10 janvier 2016)
 
Note 1: Article initialement  publié le 9 janvier 2016 sous le titre  Harper et Trudeau, du pareil au même ???  Article envoyé à La Voix de l'est le 10 janvier 2016
 
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