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Analyse sociale et politique
   Accueil            08.02.2015 - À qui la faute ?

À qui la faute ?

L’hebdomadaire Marianne dans sa parution du 5 février 2015 (no 928) s’interroge sur la percée des partis de la gauche extrême ou de la droite extrême en Europe : la Grèce, l’Espagne et la France où Marine Le Pen a des chances  à l’élection présidentielle en 2017. 

Au Québec et au Canada, on ne peut pas encore crier aux loups, quoique…  Philippe Couillard et Stephen Harper inscrivent leurs gouvernements dans une démarche loin des valeurs historiques de la population.  Ils ne représentent en rien l’opinion de la population. Suite à leurs élections, ils se sont investis d’une idéologie qu’ils s’étaient bien abstenus d’étaler durant la campagne électorale.  Les électeurs n’auraient pas voté pour ça.  Affirmer qu’ils ont trompé ou menti aux électeurs n’est pas loin de la réalité.

Ce qui fait que nous nous sommes retrouvés avec un maître en austérité à Québec et un va-t-en guerre à Ottawa. Au diable la sociale démocratie à Québec et la notoriété canadienne  sur le plan international. Monsieur Harper a fait perdre la crédibilité diplomatique du Canada planifiée par les Pearson, Trudeau, Mulroney.  Même Jean Chrétien avait réussi à sauvegarder l’image du Canada sur le plan international. 

La chance que nous avons, c ‘est que celui qui gouverne le Canada  disparaîtra dans quelques mois.  Par contre celui de Québec a encore trois ans pour dénaturer le modèle québécois.  Modèle  développé en grande partie par ses prédécesseurs du Parti Libéral.  Jean Lesage et Robert Bourassa doivent se retourner dans leurs tombes.  Après la Révolution tranquille, les Québécois vivent le Déclin tranquille et les derniers sondages ne sont guère réjouissants pour le devenir du Québec.

Nous pouvons toujours affirmer que les électeurs, du moins ceux qui ont  voté d’avoir fait une mauvais choix.  À moins que ces choix représentent réellement la pensée profonde des électeurs.  La seule consolation est que les Québécois au niveau fédéral, ne se sont pas inscrits dans la vague canadienne.  Par contre, à l’élection provinciale, ces mêmes Québécois ont élu un gouvernement ayant un penchant vers une droite extrême.  On ne peut accuser l’actuel Premier ministre du Québec d’être une personne qui cherche à égaler ou surpasser Marine Le Pen, mais il est très proche de la pensée politique de notre Canadian Prime  minister qui lui ne se cache pas pour s’afficher à droite de la droite.  Sa basse politique se retrouvant à l’ouest de la Rivière des Outaouais.  Il ne faut pas oublier que notre Canadian Prime minister a été un chaud partisan du Reform Party, parti politique ayant des valeurs assez rétrogrades, ringardes et d’une autre époque. Le plus dramatique est  que notre ineffable Stephen a prouvé qu’il pouvait gouverné SON Canada sans l’appui des Québécois.

Il ne nous reste plus qu’à implorer le Grand Manitou, le Seigneur et Allah pour qu’en octobre 2015, les électeurs canadians aient un moment de lucidité, quoique….

Par contre, l’actuel Canadian Prime minister risque d’être reconduit à la tête de SON Canada.  Cette autre malheureuse fantaisie  Canadian fera en sorte que les Québécois n’auront pas un autre choix que de se donner un pays bien à eux.  L'évènement  est là et les Québécois devront en retirer quelque chose de bien; à quelque chose malheur est bon, nous dit le proverbe.

On peut tromper son père tout le temps, on peut tromper quelques personnes longtemps, mais on ne peut tromper tout le monde tout le temps, nous a dit Abraham Lincoln.  Le rêve de René Lévesque verra alors le jour et le Québec siègera enfin dans le concert des nations plus de 250 ans après avoir été conquis par les armes.  (B.F. – Le 8 février 2015)

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