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Analyse sociale et politique
   Accueil            04.08.2015 - Deux en deux, c'est un bon début

Deux en deux,  c’est un bon début.

Ça ne fait que deux jours que la campagne électorale fédérale est lancée.  Après avoir affirmé que les valeurs conservatrices plaisaient à la population du Québec, voilà maintenant que notreCanadian Prime minister accuse l’opposition néo-démocrate (NPD) d’être la pire de toute l’histoire du Canada : le Nouveau Parti démocratique, dont les députés québécois, forment le groupe le plus inefficace de n'importe quel groupe de députés de l'histoire (note 1).  Si l’Opposition officielle est inefficace, c’est peut-être que le gouvernement en face ne vaut pas mieux ?

Non content de donner des leçons à gauche et à droite à la grandeur de la planète, notre Canadian Prime minister, jusqu’au 1er août dernier, se fait   plaisir en qualifiant l’Opposition officielle d’inefficace.  Il faut dire qu’en matière d’inefficacité il s’y connaît, étant lui-même le prototype  de ce qu’est l’inefficacité.

Cette brillante déclaration fait suite  à la parution d’un sondage qui place le NPD en avance de 11 points sur son parti. (note 2).  Après seulement deux jours, ce cher Stephen commencerait-il à sentir la soupe chaude ? Et il reste soixante-quinze jours de ce vaudeville électoral qu’il a lui-même déclenché.  Les déclarations tonitruantes et farfelues de Monsieur Harper mettent du piquant dans une campagne trop longue, et très couteuse aux dires des commentateurs et de la population. Il donne de la bonne copie aux journalistes couvrant sa campagne.

En le regardant et en l’écoutant, nous pouvons savoir le pourquoi de la désillusion grandissante de la population envers la classe politique.  Si Monsieur Harper vole au ras des pâquerettes, il ne faut pas conclure que les autres volent plus haut.  Toutes ces gentilles personnes, au demeurant, autour d’un café ou d’une bière nivellent vers le bas en prenant les électeurs pour des imbéciles heureux, mais en bout de ligne, notre classe politique cultive une plus grande désillusion.  C’est la triste réalité ici comme ailleurs. 

Chaque pays a ou a eu son Stephen Harper : la France a Nicolas Sarkozy,  l’Italie a eu Silvio Berlusconi, les États-Unis ne peuvent plus revoir Georges W.  La loi américaine limite les mandats présidentiels à deux. Par contre, Jeb  se verrait bien poursuivre l’œuvre de son frérot.  Mais il devra d’abord vaincre Madame Clinton.

Une telle loi n’existant pas au Canada, nous nous voyons ainsi pogné avec notre vielle chaussette de Stephen : c’est trop injuste selon Caliméro.  La seule consolation que nous ayons, c’est qu’il y a pire ailleurs ;  le Seigneur, Allah et le Grand Manitou sont bons pour nous.  Nous vivons peut-être dans le plussss meilleur pays du monde, il s’agit maintenant de se donner un meilleur gouvernement.  La population canadienne aura cette occasion en octobre prochain, mais les sondages ne nous annoncent pas une telle probabilité.  On ne peut se fier au dernier sondage vous nous direz (note 2).  Les Canadians aiment bien les vieilles pantoufles, devons-nous conclure. Ils aiment le changement en autant que rien ne change.  ET il reste soixante-quinze jours à cette campagne électorale : c’est long, très long, une éternité en politique, pourrions-nous dire.

Le Seigneur, Allah et le Grand Manitou dans un élan de bonté et de générosité ne pourraient-ils pas faire descendre leurs lumières sur une population qui méritent mieux ?  Neuf ans du régime Harper, ça aussi c’est long, très long, trop long.

À la prochaine, au prochain lapin de Monsieur Harper.  C’est pour aujourd’hui, nous pouvons lui faire confiance. Dans ce domaine, il est increvable.  (B.F. – Le 4 août 2015)

Note 1 :http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/08/03/001-stephen-harper-conservateur-laval-elections-federales.shtml

Note 2 : http://www.lapresse.ca/actualites/elections-federales/201508/03/01-4890117-le-npd-detient-une-forte-avance-selon-un-sondage.php