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Analyse sociale et politique
   Accueil            04.05.2015 - En politique le choix est....

En politique le choix est rarement entre le bien et le mal, mais entre le pire et le moindre mal

Machiavel a qui nous devons l’affirmation en titre ne peut être retenu comme un fervent défenseur de la démocratie populaire.  Comme la tour de Pise, il penchait toujours sur le même bord, c’est à dire en faveur des dirigeants.  Il aimait exercer le pouvoir et mettait tout son talent à augmenter le pouvoir des dirigeants qu’il servait.  Il a fait école.

Plus tard, Bismarck ajouta que la politique est l’art du possible.  Il compléta sa pensée en ajoutant que  toute tentative de remplacer le possible par une certaine pensée magique fait de la politique non plus un art mais un encombrement d’inepties et d’inconséquences.  Le tout peut être assimilé à la pagaille et au désordre.

À Québec, nous avons un gouvernement qui s’inspire d’une ligue d’improvisation et à Ottawa, nous avons la copie conforme de George W. Bush.  Rarement aurons-nous vue autant de pee-wee au pouvoir. Pourtant au Québec, nous sommes habitués de voir des pee-wee sur la glace du Colisée Pepsi  pour le tournoi international de hockey pee-wee.  Mais il en va tout autrement cette année.    Deux équipes se sont invitées : l’équipe Couillard et l’équipe Harper.  Deux équipes qui sont composées par des électrons libres.  Nos compatriotes anglais diraient loose cannon.  Deux équipes qui comptent dans leur but et qui font perdre toute crédibilité à l’engagement politique.  La majorité de la population est mal placée pour chialer. Cette même population les a élu et d’une façon majoritaire, en plus.  Elle ne peut que constater les dégâts et se souhaiter une meilleure chance la prochaine fois : octobre 2015 à Ottawa et quelque part en 2018 pour Québec. Mais en politique, il est une vérité qui dit qu’un gouvernement ne se fait pas battre par un parti de l’opposition, il se bat lui-même : usure du pouvoir diront les experts. Mais…

Au Québec, dans les prochains mois, la population risque de vivre une certaine turbulence.  Étudiants, syndicats, fonctionnaires, “p’tits vieux“, devraient parader dans les rues de la Belle Province.  L’équipe Couillard a réussi à solidariser tout ce qui est susceptible de bouger contre elle. Le “So-So–Solidarité“ résonnera dans le paysage québécois : de Natashguan à Gatineau et de Kuujjuaq à Frelighsburg.

Ces deux équipes nous promettent des lendemains qui chantent, des lendemains plus prospères et nous devons les croire sur parole : c’est entretenir la pensée magique.  Dans un désert nous avons le mirage qui donne l’illusion d’un objet éloigné au Québec nous avons l’équipe Couillard.

Sur l’autre rive de la Rivière des Outaouais, le paysage politique n’est pas plus réjouissant.  L’équipe Harper, l’autre équipe pee-wee, ne cesse de faire perdre la crédibilité du Canada sur la scène internationale. 

Et le Canadien de Montréal qui n’arrive pas à s’imposer dans les présentes séries éliminatoires de hockey de la Ligue Nationale.  Deux religions des Québécois qui foutent le camp : la politique et le hockey.  Il ne reste plus que la vraie religion, mais le Cardinal Turcotte est décédé dans les dernières semaines, laissant de nombreux orphelins derrière lui.  Comme l’ancien instructeur du Canadien en 1993, Jacques Demers, faisons confiance à la Bonne Sainte-Anne ; c’est tout de même la sainte patronne du Québec. 

La situation s’aggrave même si l’Étude internationale sur le bonheur (note 1) publiée dans les derniers jours classe le Canada en cinquième position sur 158 pays, nous devons reconnaître que sous la gouverne de messieurs Harper et Couillard le Canada et le Québec sont spoliés un peu plus à tous les jours ; c’est moins reluisant. (B.F. – Le 4 mai 2015)

Note 1 : http://hda-quebec-info.com/?p=2774