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Analyse sociale et politique
   Accueil            02.08.2015 - Meilleur pays, mais pas le meilleur gouvernement au monde

Meilleur pays, mais pas le meilleur gouvernement au monde

Même si le Canada est considéré par beaucoup de personnes sur la planète comme le meilleur pays du monde, il ne faut pas conclure qu’il est dirigé par le meilleur gouvernement du monde : loin de là.

Il ne faut pas confondre le Canada et son gouvernement.  Ce sont deux éléments complètement différents.  Monsieur Harper, notre Canadian Prime minister,  n’est pas représentatif des Canadiens et surtout des Québécois où la greffe n’a pas réussi.  

Monsieur Harper s’est plutôt proclamé comme  un quelconque empereur d’une quelconque république de bananes.  Il trafique la démocratie en imposant ses valeurs, il se croit indispensable à la bonne marche de SON Canada.  Il est plutôt LE caniche bien dressé de Washington.  Il poursuit l’œuvre de George W., son idole et modèle.

Il est vrai que le Canada se débrouille relativement bien sur le plan économique, mais nous devons admettre que les gouvernements de Jean Chrétien et de Paul Martin, ses prédécesseurs, ont mis en place les structures appropriées pour assurer à la population canadienne une certaine stabilité.  Son ego l’empêche de  reconnaître les gestes posés.

Si les gouvernements du Parti Libéral du Canada ont laissé un tel héritage économique qui profite à la population et qui permet à  notre actuel Canadian Prime minister de jouir de ces bienfaits ; il en va tout autrement pour d’autres éléments de la réalité politique canadienne surtout au niveau international où il a fait perdre notre crédibilité.  Par ses prises de position et ses leçons de SA démocratie  font en sorte que le Canada n’est  plus considéré comme pouvant aider à régler certains conflits.  Le style va-t-en guerre de Monsieur Harper les alimentent.

Globalement, nous devons reconnaître qu’indépendamment de Monsieur Harper et de son gouvernement le Canada jouit d’un environnement enviable et mérite le titre de meilleur pays au monde.  Mais cette réalité est le fruit de la vision des Lester B. Pearson, Pierre- Elliot Trudeau, Brian Mulroney et même de Jean Chrétien. 

Il faut aussi admettre que sa géographie et la proximité de son puissant voisin éloigne le Canada d’éventuels crises.  Les États-Unis considérant notre pays comme sa cours arrière, ils font en sorte de nous éviter une quelconque crise. 

Il est simplement malheureux que la population canadienne se donne un tel gouvernement.  Mais nous nous consolons en constatant à tous les jours qu’il y a pire ailleurs.

Les peuples et les pays heureux ne connaissent pas d’histoires nous dit le proverbe.  En espérant que le passage de Monsieur Harper à la tête du Canada ne soit qu’un accident de parcours ou un mauvais rêve et en nous souhaitant que la population canadienne corrige ce mauvais casting en octobre prochain.  Qu’un prochain gouvernement libéral ou néo-démocrate saura rebâtir la crédibilité du Canada sur la scène internationale et s’investir à l’amélioration du mieux-être de la population de la planète.

Ce n’est pas si impossible que cela, le Canada et certains de ses Premiers ministres ont déjà joué un tel rôle.  Que l’on pense à Pierre Elliot Trudeau qui influença le rapprochement avec la Chine de Mao ou à Brian Mulroney qui a dénoncé et combattu l’apartheid de l’Afrique du Sud : c’était avant le règne de Stephen Harper.  Notre Canadian Prime minister ne voit pas mieux que de se peinturer dans le coin d’un Benjamin Netanyahu et de vilipender Vladimir Poutine.  Mais ses efforts sont nuls pour trouver une solution à ces conflits. 

Il y a une forte communauté ukrainienne  et juive dans plusieurs circonscriptions du Canada.  C’est sa méthode pour acheter des votes et sa réélection  lors de la  campagne électorale d’octobre prochain.  Ainsi, il pourra poursuivre la déconstruction du Canada, jadis le meilleur pays du monde,  sans pour autant être à la tête du meilleur gouvernement au monde.  Mais il y  a pire ailleurs.  (B.F. – Le 2 août 2015)