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Analyse sociale et politique
   Accueil            01.10.2014 - Le vide absolu ou le néant ?

Le vide absolu ou le néant ?

Patrick Senécal a publié en janvier 2007 un roman. Le Vide avait comme toile de fond une émission de télé-réalité.  C'est un roman dur  qui illustre bien la nullité de certaines émissions de notre télévision.  D’une nullité à l’autre, nous la retrouvons aujourd’hui dans l’actualité politiciennne d’ici et d’ailleurs.  C’est à croire que les acteurs de ce monde se sont donnés le mot pour connaître celui qui se mettrait les pieds dans les plats  le plus sérieusement du monde.  C’est là, où c’est le plus dramatique : c’est que ces joyeux zigotos se prennent au sérieux et ils sont plusieurs à écrire le scénario qu’ils nous obligent à subir.

Le grand public a toujours été porté sur les scandales, le sensationnel.  Souvenons-nous d'un quotidien montréalais  et de sa page  7, qui à ses débuts avait les 3 S comme pierre d'assise de sa parution : Sang, Sexe, Sport.  C'est devenu un  quotidien à fort tirage et très rentable. Ce phénomène est un reflet de notre société actuelle : individualiste, compétitive, voyeuriste et narcissique ?  Nous consommons de l'insignifiance, cette tendance  rend le citoyen de moins en moins exigeant et vigilant.

Pour nous faire plaisir tout en demeurant dans les limites de la bienséance, je vous présente, en ordre alphabétique,  des charlatans des temps modernes que la population a élus : vous, moi et les autres.  La démocratie ne donne pas toujours de bons résultats : vox populi, vox Dei.  Il faut faire avec et subir leurs inepties tout en demeurant serein.

Gaétan Barrette, md

C’est celui qui sait.  Par contre, pour l’omnipotent ministre de la Santé et des Services Sociaux du Québec le où, quand, comment sont devenus le n’importe où, le n’importe comment, le n’importe quand :   c’est n’importe quoi.  Il complète très bien son chef et Premier ministre.

Yves Bolduc, md

Un autre médecin, comme le précédent et le suivant, qui aurait été plus utile à la population du Québec en continuant d’exercer sa profession.  Surtout qu’il se dit un très bon travaillant : soir, semaine, fin de semaine.  Comme ministre de l’Éducation, il s’inspire de son collègue de la Santé et des Services Sociaux. Lui pense savoir.

George W. Bush

Il n’est plus là vous me direz,  une chance pour nous. Mais l’ensemble de son œuvre fait en sorte que l’humanité est embourbée dans la m…e.  Barak Obama doit se dépêtrer avec la Pax Americana de cet apprenti sorcier.  C’est Saddam Hussein qui doit bien rire dans sa tombe.

Philippe Couillard,md

Si Philippe Couillard avait eu le courage d'annoncer son funeste programme politique, aurait-il été élu Premier ministre du Québec ?  La réponse est tout simplement NON. Mais il est là jusqu’en 1918. : Vox populi, Vox Dei.  Il fait que nous regrettons presque John James.  

Stephen Harper

Notre Canadian Prime minister appuie les manifestants à Hong Kong tout en dénonçant les Palestiniens qui revendique un État.  En plus, il se permet de donner des leçons de démocratie à la Chine,  lui qui a quelques reprises à mis le Parlement canadien en lock-out pour échapper à quelques votes.  C’est aussi son gouvernement qui a renié l’engagement de précédents gouvernements même si la population canadienne les approuvait.  C’est aussi lui qui préfère assister à l’ouverture d’un comptoir de beignets au lieu d’être à la tribune des Nations-Unies. Globalement, c’est lui et seulement lui qui sait ce qui est bon ou mauvais pour SON Canada. Mais il y a une probalité sérieuse que la sortie lui soit indiquée dans quelques mois.

Nicolas Sarkozy

Il clôture notre palmarès.  Il revient hanter le quotidien de nos cousins français.  Il se revoit encore à la Présidence, il veut terminer son œuvre.  Il pense pouvoir barrer la route à Marine Le Pen. La France de la Révolution aura connu Louis XIV, Napoléon Bonaparte, pourquoi pas un “loose cannon“, après un Président ordinaire. Là, c’est Marine Le Pen qui doit rigoler. La France des Lumières, c’est pour les livres d’Histoire. Le scénario du pire serait de rapatrier Gérard Depardieu : sait-on jamais ? 

Ces quelques exemples ne font que démontrer la fragilité de la démocratie.  La laisser entre les mains des politiciens n’est pas la garantie de sa survie.  Démocratie et pouvoir semblent être deux réalités trop différentes.  À nous, à vous, à moi et à tous les autres  à obliger les politiciens à faire ce qu’ils promettent et à servir la population dans son ensemble. Les exemples de ce texte nous démontrent ce qu’il ne faut pas faire.  (B.F. – Le 1er octobre 2014)