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Analyse sociale et politique
   Accueil            01.06.2015 - Bienvenue chez nous, mais restez chez vous: refrain connu

Bienvenue chez nous, mais restez chez vous : refrain connu

C’est un peu la devise du gouvernement Harper lorsqu’il s’agit d’accueillir des réfugiés qui subissent une quelconque persécution ou qui vivent une crise majeure dans un pays  où sévit une guerre civile.  Haïti, lors du tremblement de terre, il y a quelques années, et actuellement  la Syrie qui subit une guerre civile.

Le gouvernement Harper parle des deux côtés de la bouche : il veut la réunification des familles pour ce qui est des Haïtiens ou il promet d’accueillir un nombre important de Syriens.  Mais dans les faits, les Haïtiens ou les Syriens vivent le mirage canadien.  Ils risquent autant de mettre les pieds au Canada que j’ai une chance de gagner à Loto-Québec.  Selon notre Canadian Prime minister, le ministère responsable de ces dossiers est embourbé, il ne peut répondre aux demandes dans les délais promis. Le Canada n’admet pas n’importe qui sécurité nationale oblige.

Le Canada, terre d’accueil, c’est pour les livres d’histoire et la renommée internationale du Canada.  La crédibilité du Canada s’effrite sous la gouvernance de monsieur Harper.  Il tergiverse, il palabre, il donne des leçons, il s’auto-congratule, il déconne mais  il cause.   Il peut même fanfaronner à l’occasion, surtout devant un micro ou une caméra.  Pour trouver des solutions à une crise, il ne faut pas trop compter sur lui et son gouvernement : ce sont des adeptes duMe, Myself and I et après eux le déluge et le déshonneur rejaillit sur toute la population canadienne :  vous, moi et les autres.   

Albert Einstein a dit qu’une population avait le gouvernement qu’elle méritait,  c’est vous dire.  La population canadienne aura-t-elle mieux le 19 octobre 2015 ?  Les sondages et les augures ne semblent pas prévoir une embellie sous le soleil canadien. Mais il y a pire ailleurs. Pensons à un possible retour de Nicolas Sarkozy en France. Au moins nous pouvons nous consoler en nous disant que Georges W. ne peut effectuer un tel retour à la Présidence des USA.  Surtout que le monde n’a pas encore fini de se dépatouiller avec le merdier irakien qu’il a provoqué.  Notre Canadian Prime minister s’est donné comme mission de poursuivre son œuvre. Son style va-t-en guerre est loin de Lester B. Pearson, de Pierre Elliot-Trudeau, de Brian Mulroney et même de Jean Chrétien qui n’était pas le plus doué des hommes d’État.  Mais nous lui devons d’avoir sauvegardé  la crédibilité du Canada sur la scène internationale.  S’il n’avait pas le contenu, il avait les bonnes manières.  Monsieur Harper n’a ni le contenu, ni les manières : pour lui, c’est la simplification la plus simpliste : il y a les bons et les méchants copiant ainsi l’Axe du Mal de son maître à penser.  Tout bon père de famille ou mari qu’il soit, il est un piètre homme d’État qui privilégie l’ouverture d’un comptoir de beignets dans un village reculé de SON Canada à la tribune de l’ONU. Par contre, cette décision nous a évité qu’il dise ou fasse une connerie de plus à la face du monde.  Il se situe plutôt dans la catégorie du “politicailleur“, il est de la race des dinosaures et  a son “fan club“  surtout situé  à l’ouest de la Rivière des Outaouais.  

Thomas Mulcair, Justin Trudeau sont des alternatives possibles en octobre 2015 : feront-ils mieux ? Peut-être, faire pire, ça sera difficile. Nullus tenetur ad impossibile (Nul n’est tenu à l’impossible) disait Saint-Thomas d’Aquin en son temps.

Nous ne pouvons que reprendre la locution “Anybody but Harper“ (Quiconque mais Harper).  (B.F. Le 1er juin 2015)