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Analyse sociale et politique
   Accueil            01.05.2014 - Le pot aux roses

Le pot aux roses.

C’est parti mon kiki.  Ce n’est pas Zézette qui le dit dans le film Le Père Noël est une ordure, c’est le “real politic“  du tandem Harper-Couillard.

Nous savions que  la  supercherie était une manière de faire du premier. Depuis 2006, pour notre Canadian Prime minister, la supercherie est devenue une science.  Il sait endormir la population tout en surfant sur une quelconque réalité. Il serait un champion olympique en patinage de fantaisie, il y mériterait une médaille de “tôle“.  Pour lui,   la protection et la confidentialité des renseignements personnels d'un million de personnes c’est “business as usual“.  Big brother tisse sa toile, mais il n’y a pas de quoi s’affoler, il ne voit rien de préoccupant dans cette situation,  tente-t-il de nous convaincre.

Il y a eu Edward Snowden, il y a maintenant Stephen Harper.  Il y a plusieurs années, sous le règne de Mao Tsé-Tong les citoyens en Chine s’espionnaient mutuellement et rapportaientt les moindres gestes au leader suprême.  C’était une adpatation du Père Ovide des temps modernes.  Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.  Ce qui fait en sorte que dans les prochains mois, nous devrions surveiller étroitement notre corde à linge, notre bac de récupération et notre poubelle : sait-on jamais ?  Les compagnies d’assurance automobile se mettent à surveiller notre conduite en auto, pourquoi notre Canadian Prime minister n’instaurerait-il pas de nouveaux champs de surveillance et de contrôle sous un fallacieux prétexte ?  Depuis qu’il est au pouvoir, il s’ingénue à nous convaincre de SA nouvelle orthodoxie.  Il tente d’imposer “coast to coast“ SON conformisme dans  la manière de penser, de parler ou d’agir dans SON Canada.

Son alter égo québécois,  ne voulant pas être en reste, prépare doucereusement la population à une privatisation partielle d’Hydro-Québec et de la Société des alcools du Québec  pour diminuer la dette et ainsi alléger le fardeau fiscal des contribuables, s’efforcera-t-il de nous convaincre.

Pourtant un professeur émérite en sciences économiques à l’Université du Québec à Montréal, Pierre Fortin,  affirme que rien ne justifie la panique que certains cherchent à répandre à propos de la dette.  En 2003, la dette représentait 54% par rapport à l’économie de la province et en 2014, c’est toujours 54% de l’économie du Québec.  Pour Pierre Fortin, il est crucial de remettre la dette du Québec en perspective et de ne pas peser sur le bouton de panique.  Ce n’est pas la vente d’Hydro-Québec et de la SAQ, qui améliorera la situation : ce sont des actifs dans le calcul de la situation financière du Québec. Ils supportent la richesse québécoise.  Mais nos gouernements aiment bien faire porter la déconfiture financière sur le dos des contribuables.  C’est la faute des gourmands que nous sommes si la situation budgétaire se détériore: la routine quoi.  Ça n’a rien à voir avec les idées de grandeur des gouvernements qui se sont succédés au pouvoir et les défaillances du système économique en place.

À regarder le bilan du premier et les intentions à peine camouflées du deuxième, nous pouvons reprendre à notre compte l’affirmation d’un lecteur (note 1) qui se demandait si la population avait voté pour ça. En démocratie, tout semble permis lorsqu’on obtient une majorité avec moins de 40% d’appuis, écrit-il.

Ça ne fait que confirmer la criarde expression des chauffeurs d’autobus du temps jadis : Avancez en arrière.   C’est à se demander si Winston Churchill avait raison lorsqu’il affirmait que la démocratie était le moins pire des système. Que nous sommes choyés ; l’énoncé d’Einstein n’est pas loin de notre réalité: nous méritons le gouvernement que nous avons élu.  Se peut-il qu’une population soit aussi peu clairvoyante ?  La preuve nous en est donnée : à chacun sa souffrance. Mais consolons-nous, il y a pire ailleurs.  (B.F. – Le 1er mai 2014)

Note 1 : http://hda-quebec-info.com/?p=2653